Irak: 35 morts en deux mois dans les opérations de déminage à Ramadi

Des véhicules des forces gouvernementales irakiennes dans les faubourgs de Ramadi après avoir repris la région aux jihadistes du groupe Etat islamique, le 8 février 2016(Moadh Al-Dulaimi/AFP)
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Des véhicules des forces gouvernementales irakiennes dans les faubourgs de Ramadi après avoir repris la région aux jihadistes du groupe Etat islamique, le 8 février 2016(Moadh Al-Dulaimi/AFP)
Des véhicules des forces gouvernementales irakiennes dans les faubourgs de Ramadi après avoir repris la région aux djihadistes du groupe État islamique, le 8 février 2016. (Photo d’illustration/Archives/Moadh Al-Dulaimi/AFP)

Trois combattants irakiens sont morts lundi en tentant de désamorcer des bombes laissées par le groupe État islamique (EI) à Ramadi, portant à 35 le nombre de tués en deux mois dans ces opérations de déminage, ont annoncé des responsables.

Ces trois combattants de tribus locales ont été tués par l’explosion d’engins improvisés qu’ils essayaient de désamorcer, a indiqué le gouverneur de la province d’Al-Anbar (ouest), Sohaib al-Rawi.

Les autorités irakiennes avaient annoncé en décembre avoir repris Ramadi, chef-lieu d’Al-Anbar, après des mois de combats contre des jihadistes de l’EI.

À présent totalement libérée, la ville doit être nettoyée de milliers de mines et d’explosifs laissés par l’EI, qui constituent le plus grand défi pour les forces irakiennes et la coalition internationale antijihadistes menée par les Etats-Unis.

Selon Sohaib al-Rawi, le danger posé par les bombes et les objets piégés reste un obstacle au retour des habitants.

Le gouvernement local « comprend le besoin pressant pour les personnes déplacées de rentrer chez elles mais nous ne permettrons pas un retour chaotique entraînant davantage de victimes », a déclaré M. Rawi sur les réseaux sociaux.

« Nous avons perdu plus de 35 membres des forces de sécurité (…) et combattants des tribus cette année » dans les opérations de déminage, a déclaré à l’AFP le maire de Ramadi, Hamid al-Dulaimi.

« Depuis hier (dimanche), nous avons un bilan de 15 morts rien que dans nos rangs », a précisé Omar Khamis al-Dulaimi, un haut responsable au sein des forces tribales.

« La destruction est énorme, les gens se font encore tuer par des engins explosifs improvisés et des mines laissés par Daech (acronyme arabe de l’EI) », a déclaré samedi à Bagdad l’envoyé spécial américain pour la lutte contre l’EI, Brett McGurk.

Les responsables de la province d’Al-Anbar n’ont pas pu fournir le nombre de civils tués par ces engins explosifs au cours des dernières semaines.

L’EI avait pris le contrôle de Ramadi en mai 2015, avant d’en être chassé en décembre. Dans ce secteur d’Al-Anbar, il contrôle toujours Fallouja, située entre Ramadi et la capitale Bagdad.