Irak: des kamikazes attaquent un QG de l’armée, six morts dont un général

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Des soldats irakiens contrôlent un barrage, le 29 février 2016. (AFP/Ahmad Al-Rubaye)
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Des soldats irakiens contrôlent un barrage, le 29 février 2016. (AFP/Ahmad Al-Rubaye)
Des soldats irakiens contrôlent un barrage, le 29 février 2016. (AFP/Ahmad Al-Rubaye)

Quatre kamikazes du groupe djihadiste État islamique (EI) ont tué six militaires dont un général en détonant leurs ceintures explosives dans un QG de l’armée à l’ouest de Bagdad, où ils avaient réussi à s’infiltrer, ont indiqué des responsables mardi.

L’attaque a eu lieu tard lundi soir dans la région de Haditha dans la province occidentale d’Al-Anbar. Elle a causé la mort du général de brigade Ali Abboud, du lieutenant-colonel Farhan Ibrahim et de quatre autres militaires, selon ces responsables de l’armée et la police.

« L’un des kamikazes a fait détoner sa ceinture d’explosifs à l’intérieur du bureau du général Abboud tandis que les trois autres se sont fait exploser à d’autres endroits du QG », a affirmé à l’AFP le général Ali Ibrahim Daaboun.

Sept soldats ont été blessés, a-t-il ajouté.

Le colonel Farouk al-Joughaifi, chef de la police à Haditha, a affirmé que les kamikazes étaient vêtus de tenues militaires et que le QG était situé près d’un barrage hydraulique, le deuxième plus grand du pays après celui de Mossoul (nord).

Les forces à l’intérieur du QG étaient chargées de la défense de ce barrage, selon le général Daaboun.

L’EI a mené en juin 2014 une offensive fulgurante qui lui a permis de s’emparer de vastes pans de territoire irakien, dont d’importantes zones d’Al-Anbar, mais le groupe djihadiste est sur la défensive dans cette province depuis plusieurs mois notamment après la perte en décembre 2015 de Ramadi, son chef-lieu.

Les forces de sécurité, soutenues par des tribus locales et l’aviation de la coalition internationale menée par les États-Unis, ont réussi au cours des 18 derniers mois à défendre Haditha des attaques de l’EI.

La guerre contre les djihadistes a déjà fait de nombreuses victimes parmi les hauts gradés de la province majoritairement sunnite d’Al-Anbar, la plus grande d’Irak et qui est frontalière de la Syrie, la Jordanie et l’Arabie saoudite.

Des commandants d’une division et d’une brigade d’Al-Anbar ont été tués en avril 2015, tandis que deux chefs des opérations de la province ont été blessés au cours de la même année. Le gouverneur de la province a lui aussi été blessé en 2014.

L’EI a multiplié ces derniers jours les attaques suicide en Irak. Lundi, au moins 24 personnes ont été tuées dans un attentat au nord-est de Bagdad et dimanche au moins 33 personnes sont mortes dans des attaques dans un quartier chiite de la capitale.