La coalition n’a pas encore de «plan» pour prendre Raqqa, capitale autoproclamée de l’EI

Le général Joseph Votel, lors d'une audition devant la commission des forces armées du Sénat en mars 2016. (BRENDAN SMIALOWSKI/AFP)
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«Nous avons une stratégie pour aller à Raqqa, pour isoler Raqqa», mais «nous n'avons pas de plan» pour prendre la ville ni «pour la tenir» ensuite face à une éventuelle contre-offensive djihadiste, a déclaré le général Joseph Votel, lors d'une audition devant la commission des forces armées du Sénat.(BRENDAN SMIALOWSKI/AFP)
«Nous avons une stratégie pour aller à Raqqa, pour isoler Raqqa», mais «nous n’avons pas de plan» pour prendre la ville ni «pour la tenir» ensuite face à une éventuelle contre-offensive djihadiste, a déclaré le général Joseph Votel, lors d’une audition devant la commission des forces armées du Sénat.(BRENDAN SMIALOWSKI/AFP)

La prise de la ville syrienne de Raqqa, la capitale autoproclamée du groupe État islamique, n’est pas planifiée pour l’instant par la coalition internationale contre les djihadistes, a déclaré mardi un chef militaire américain.

«Nous avons une stratégie pour aller à Raqqa, pour isoler Raqqa», mais «nous n’avons pas de plan» pour prendre la ville ni «pour la tenir» ensuite face à une éventuelle contre-offensive djihadiste, a déclaré le général Joseph Votel, lors d’une audition devant la commission des forces armées du Sénat.

Raqqa, avec Mossoul en Irak, est l’un des deux grands objectifs de la coalition contre le groupe État islamique (EI).

Mais si les responsables américains ont toujours été clairs sur leur volonté de reprendre le plus rapidement possible Mossoul, ils ont toujours été un peu plus flous sur leurs intentions concernant Raqqa, évoquant souvent une volonté «d’isoler» la ville.

La coalition s’appuie pour ses opérations au sol contre les djihadistes sur les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de groupes locaux dominés par les milices kurdes. Or Raqqa est située en dehors de la zone traditionnelle d’influence des Kurdes.

«Probablement environ 80 %» des FDS sont Kurdes, a reconnu le général Votel devant les sénateurs.

«Notre but est de recruter plus d’Arabes et de Turcomans», a souligné de son côté le général Lloyd Austin, le chef du commandement militaire américain au Moyen-Orient.

Pour continuer à renforcer les forces locales capables d’agir au sol contre les djihadistes, les États-Unis s’apprêtent à reprendre la formation de combattants syriens, mais dans un format différent du programme précédent qui avait tourné au fiasco, a par ailleurs confirmé le général Austin.

«Nous voulons nous concentrer sur un plus petit nombre de gens, que nous pourrons entraîner sur des compétences bien spécifiques» qu’ils pourront ensuite faire partager à leurs camarades de combat, a indiqué le général Austin.