Le Canadien arrêté le 25 mars, Kevin Omar Mohamed, inculpé pour avoir joint le Front Al-Nosra

Le Canadien arrêté le 25 mars, Kevin Omar Mohamed, inculpé pour avoir joint le Front Al-Nosra. (Compte twitter/@TheTerrorScoop)
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Le Canadien arrêté le 25 mars, Kevin Omar Mohamed, inculpé pour avoir joint le Front Al-Nosra. (Compte twitter/@TheTerrorScoop)
Le Canadien arrêté le 25 mars, Kevin Omar Mohamed, inculpé pour avoir joint le Front Al-Nosra. (Compte twitter/@TheTerrorScoop)

Un ancien élève ingénieur canadien qui avait été appréhendé vendredi dernier a été inculpé ce mardi 29 mars de participation « à une activité d’un groupe terroriste » pour s’être rendu en Turquie en 2014 avec l’intention de rejoindre le Front Al-Nosra, une branche officielle d’Al-Qaïda, a indiqué la police fédérale canadienne.
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Mise à jour au 29/03/2016 à 17h57

L’avocat de la défense, Anser Farooq, a affirmé que son client s’attendait à signer une obligation de garder la paix et à être libéré, mais Kevin Omar Mohamed se retrouve plutôt trouvé à faire face à des accusations qui pourraient lui valoir dix ans d,emprisonnement.

L’accusé de 23 ans, qui n’a pas d’adresse fixe, demeurera en détention jusqu’au 19 avril, date à laquelle devrait se tenir son enquête sur remise en liberté, mais la procureure de la Couronne, Sarah Shaikh, a tout de suite fait savoir qu’elle souhaite qu’il demeure derrière les barreaux.

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Aujourd’hui, à la suite d’une enquête criminelle exhaustive relative à la sécurité nationale nommée le Projet SWAP, l’Équipe intégrée de la sécurité nationale (EISN) de la GRC à Toronto a déposé une accusation de terrorisme contre Kevin Omar Mohamed en vertu de l’article 83.18 du Code criminel du Canada, pour participation à une activité d’un groupe terroriste, rapporte la Gendarmerie Royale du canada (GRC).

La police fédérale l’avait interpellé vendredi en grande banlieue de Toronto par « crainte d’acte terroriste ». Il avait alors été accusé de « port d’arme dissimulée » et de « possession d’arme dangereuse à la paix publique ».

L’enquête avait été initiée en août 2015, lorsqu’il avait été déterminé que Mohamed avait voyagé en Turquie en date ou autour du 24 avril 2014 pour se joindre à Jabhat Al-Nusra, une entité terroriste inscrite au Canada, indique la GRC. Mohamed est par la suite revenu au Canada en date ou autour du 24 mai 2014.

« Grâce aux efforts collaboratifs de nos partenaires de l’EISN, nous avons non seulement été en mesure de perturber cette menace envers la sécurité nationale de notre pays, mais nous sommes également parvenus à traduire cet individu en justice. À cet égard, nous tenons à remercier nos partenaires de l’EISN pour leur précieuse collaboration, incluant le Service de police de Durham, la Police provinciale de l’Ontario, ainsi que le Service canadien du renseignement de sécurité, » a déclaré le commissaire adjoint James Malizia, Officier responsable des Opérations de la Police fédérale à la GRC.

« Nous aimerions également remercier le Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) pour leur contribution importante dans cette enquête. », a aussi ajouté le commissaire adjoint.

Pareille interpellation s’explique par la nécessité d' »empêcher des individus de partir à l’étranger afin d’acquérir une formation et une expertise qui pourraient être utilisées dans la planification et la mise en oeuvre de futures attaques sur le sol canadien », a également souligné la police.

Près de 60 Canadiens sont rentrés au pays après avoir rejoint à l’étranger les rangs d’organisations classées « terroristes » par le gouvernement canadien et 180 autres sont toujours engagés auprès de ces organisations, avait affirmé en février Michel Coulombe, directeur du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS).

*Avec AFP