Le GCIA dans le Nunavik pour être enfin validé (PHOTOS/VIDÉO)

Les quelques 18 militaires ont établi un camp provisoire après avoir roulé une bonne partie de la journée. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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Après l’Unité d’Intervention Immédiate, la semaine précédente, c’est le Groupe-compagnie d’intervention en Arctique qui s’est déployé dans les environs de Puvirnituq, dans le Nunavik. 45eNord.ca est allé à la rencontre des troupes.

Pour se rendre à Puvirnituq, c’est un trajet de plus de 1.500 kilomètres plein nord qu’il faut faire à bord de petits avions, tels ceux de ChronoAviation.

Lors d’un briefing donné au brigadier-général Stéphane Lafaut, commandant de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées Est, le lieutenant-colonel Michael Canavan a expliqué les différents défis rencontrés par le GCIA lors de son déploiement dans la région. Principal problème: les motoneiges qui ne résistent pas au grand froid et le carburant qui semble être de mauvaise qualité. Les nerfs des mécanos sont donc soumis à rude épreuve alors qu’ils doivent tenter de réparer au mieux et au plus vite.

[toggle title= »Le scénario de RÉACTION ROYALE 16 » load= »hide »]Un groupe écologique radical, déterminé à miner la crédibilité du gouvernement fédéral et de l’armée en réduisant leur capacité à maintenir l’ordre, a commencé à mener des actions dans l’Arctique.

Visant surtout des installation militaires et des infrastructures critiques au Québec, le groupe pourrait prendre de l’expansion dans les autres provinces.

Débordées suite à un naufrage dans le nord du Québec, les autorités ont demandé aux Forces armées canadiennes d’intervenir pour les supporter et aider dans l’aide humanitaire aux populations. Le groupe étant responsable, d’autres actions pourraient avoir lieu dans la région.

Plusieurs cellules sont actives au sud, dans le Grand Montréal et au Saguenay.

L’exercice permet d’exercer l’état-major de la 2e Division du Canada et de coordonner nos efforts d’entraînement avec d’autres agences ou ministères fédéraux et provinciaux tels que Sécurité publique Canada, la Sûreté du Québec, l’Agence canadienne des services frontaliers et la Gendarmerie Royale du Canada dans un milieu arctique.[/toggle]

Tentant de rallier Inukjuak à Puvirnituq, plusieurs militaires du GCIA survivent tant bien que mal aux conditions extrêmes du delà du 60e parallèle.

«Quand on est partis on avait 23 skidoos, mais on en a perdu sept, alors c’est énormément de matériel qui a du être laissé et c’est aussi beaucoup de personnel qui ont du rester. Donc maintenant nous sommes 18 personnes avec 15 skidoos», a expliqué le commandant du détachement, rencontré à plusieurs dizaines de kilomètres du village le plus proche.

Pour le brigadier-général Stéphane Lafaut, cette semaine est une étape importante. Le but du déploiement du groupe-compagnie d’intervention en Arctique est d’obtenir la validation supérieure de son état de préparation. Se préparant depuis plusieurs années, ce groupe sera désormais officiellement prêt à réagir en cas de nécessité.

«On a une liste d’objectifs de performance à rencontrer, a dit Stéphane Lafaut. Les gens se sont entraînés pendant des années […] et à l’intérieur d’un cadre plus tactique, d’un scénario tactique, ce qu’on a fait c’est qu’on a assigné des tâches à la compagnie d’intervention».

L’aide des Rangers a été particulièrement apprécié, eux qui sont les yeux et les oreilles du Nord. Pêche, comment se protéger du grand froid, comment s’orienter sans GPS… ils ont donné tous leurs trucs et astuces de la survie dans ce climat sub-arctique.