Les États-Unis déploient de l’artillerie et quelque 200 Marines dans le nord de l’Irak

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Des Marines américains tirent d'un canon d'artillerie Howitzer au cours de la deuxième bataille de Falloujah.(Photo d'illustration/Archives/Caporal Samantha L. Jones/USMC)
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Des Marines américains tirent d'un canon d'artillerie Howitzer au cours de la deuxième bataille de Falloujah.(Photo d'illustration/Archives/Caporal Samantha L. Jones/USMC)
Des Marines américains tirent d’un canon d’artillerie Howitzer au cours de la deuxième bataille de Falloujah.(Photo d’illustration/Archives/Caporal Samantha L. Jones/USMC)

Les forces américaines ont confirmé lundi l’installation d’une position d’artillerie dans le nord de l’Irak, alimentant les spéculations sur une plus grande implication de leurs troupes dans les combats contre le groupe État islamique (EI).

Si des avions américains bombardent quotidiennement les positions des djihadistes, les quelques 3.900 militaires américains présents dans le pays ne se consacrent en principe qu’à la formation et au conseil des troupes irakiennes.

Ils n’ont pas d’implication directe dans les combats, à l’exception de certains raids menés par des forces spéciales.

Mais lundi, un porte-parole militaire a reconnu que les Marines avaient déployé l’équivalent d’une compagnie de Marines avec « quatre canons » près de Makhmour, dans le nord de l’Irak.

Cette position d’artillerie compte environ 200 Marines, dont l’un a été tué samedi par un tir de roquette djihadiste. Plusieurs autres ont été blessés.

Cette position d’artillerie a été installée « il y a deux semaines » pour assurer la « protection » des milliers de troupes irakiennes, accompagnés d’une centaine de conseillers militaires américains, qui sont installés à proximité pour préparer l’offensive sur Mossoul, a expliqué lundi en vidéo-conférence depuis Bagdad le colonel Steve Warren, porte-parole militaire.

« C’est la première fois » que les États-Unis établissent une base 100% américaine, qui n’est pas hébergée sur une base irakienne, mais à côté de celle-ci, « à quelques centaines de mètres », a-t-il reconnu.

Le président Barack Obama a promis au début de l’offensive contre le groupe État islamique qu’il n’enverrait pas de troupes américaines au sol pour lutter contre les djihadistes.

Mais la lenteur de la reconquête l’a conduit à écorner quelque peu ce principe. Il a autorisé par exemple les forces spéciales à mener des raids au sol, ou a permis aux conseillers militaires américains de se rapprocher des combats.

À Makhmour, l’unité des Marines et les conseillers militaires américains conseillant la 15e division irakienne ne sont qu’à une vingtaine de kilomètres environ de la ligne de front, a précisé le colonel Warren.