Pyongyang disjoncte et menace personnellement la présidente sud-coréenne et ses alliés américains

Le président Barack Obama et la présidente coréenne Park Geun-hye marchent dans le petit jardin de la Maison Bleue à Séoul, République de Corée, le 25 avril 2014. (Archives/Pete Souza/Maison Blanche)
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Le président Barack Obama et la présidente coréenne Park Geun-hye marchent dans le petit jardin de la Maison Bleue à Séoul, République de Corée, le 25 avril 2014. (Archives/Pete Souza/Maison Blanche)
Le président Barack Obama et la présidente coréenne Park Geun-hye marchent dans le petit jardin de la Maison Bleue à Séoul, République de Corée, le 25 avril 2014. (Archives/Pete Souza/Maison Blanche)

Pyongyang a menacé mercredi la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye et ses alliés américains d’une « fin misérable », dans une déclaration qualifiée de « vulgaire » et « ridicule » par Séoul.

La Corée du Nord a affirmé qu’elle mènerait une « bataille de représailles pour la justice » contre la présidente sud-coréenne, ajoutant que son artillerie se tenait prête à faire du bureau de Mme Park « un océan de flammes et de cendres ».

« Ce n’est pas du vent », a prévenu le Comité pour la réunification pacifique de la Corée, une agence du gouvernement nord-coréen. « Elle le prouvera clairement par la fin misérable que connaîtront le groupe des États-Unis et de Park en persistant dans leur irresponsabilité ».

Le régime le plus isolé au monde est coutumier des attaques verbales outrancières contre la Corée du Sud. Celles-ci n’ont fait que s’intensifier à mesure que les tensions ont augmenté sur la péninsule depuis le quatrième essai nucléaire nord-coréen mené au début de l’année.

Cette dernière volée de menaces s’inscrit en outre dans une riposte aux manœuvres militaires conjointes actuellement menées au Sud par les forces sud-coréennes et américaines, qui contribuent chaque année à crisper davantage la situation.

Séoul a exhorté mercredi Pyongyang à arrêter avec les menaces « vulgaires » et également mis en garde contre ses propres « mesures de rétorsion » aux provocations nord-coréennes.

« Ce serait une grave erreur de jugement du Nord s’il pense qu’il peut énerver notre gouvernement avec des menaces ridicules de ce genre », a indiqué dans un communiqué le ministère sud-coréen de l’Unification.

Le Nord n’est pas étranger aux attaques au vitriol hautement personnelles et sexistes contre Mme Park, que Pyongyang a déjà assimilée à une « paysanne qui grommelle » ou à une « prostituée » empressée de complaire au président américain Barack Obama.

Début mars, un article se voulant satirique publié par l’agence officielle nord-coréenne KCNA a qualifié la président de « chauve-souris hideuse ».

Peu auparavant, Rodong Sinmun, le journal du parti unique au pouvoir en Corée du Nord, évoquait une « vieille salope démente ».