Colombie: la guérilla de l’ELN libère un ex-gouverneur, otage depuis 2013

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L'ELN (Ejército de liberaciòn nacional) est le deuxième groupe rebelle en importance impliqué dans le conflit armé colombien (Archives/courtoisie/Espectador)
L’ELN (Ejército de liberaciòn nacional) est le deuxième groupe rebelle en importance impliqué dans le conflit armé colombien (Archives/courtoisie/Espectador)

L’ELN, deuxième guérilla colombienne après les Farc, a libéré dimanche un ex-gouverneur du département de Chocó (ouest) qu’elle retenait en otage depuis 2013, selon les autorités locales.

« Heureux de la libération de l’ex-gouverneur Patrocinio Sánchez Montes de Oca », a écrit la préfecture de Chocó sur son compte twitter.

Le président colombien Juan Manuel Santos a exigé la libération des otages avant que ne débutent des pourparlers officiels, annoncés mercredi, entre son gouvernement et l’Armée de libération nationale (ELN, guévariste).

Jeudi, le négociateur en chef du gouvernement, Frank Pearl, avait affirmé que pour M. Santos il n’état « pas acceptable d’avancer dans des pourparlers de paix avec l’ELN pendant qu’elle garde des personnes en otages ».

Gouvernement comme ELN ont affirmé ne pas connaître le nombre exact de personnes encore séquestrées par les rebelles.

Pour sa part, le négociateur pour l’ELN Pablo Beltrán a souhaité dimanche un cessez-le-feu bilatéral pouvoir faciliter les négociations officielles avec le gouvernement.

« Nous voudrions développer un dialogue sur fond de cessez-le-feu bilatéral, mais le président (Santos) a dit qu’il voulait poursuivre le dialogue sur fond de confrontation. J’en profite pour dire que nous ne sommes pas d’accord », a-t-il déclaré.

La Colombie a annoncé mercredi l’ouverture de pourparlers de paix avec l’ELN. Parallèlement, Bogotá négocie déjà depuis novembre 2012 avec les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) un accord mettant fin à plus d’un demi-siècle de conflit armé.

L’ELN -mouvement rebelle inspiré de la révolution cubaine et de Che Guevara, et issu comme les Farc d’une insurrection paysanne en 1964 – a entamé en janvier 2014 un dialogue exploratoire à des pourparlers de paix avec le gouvernement du président Santos.

La guerre colombienne a vu au fil des décennies s’affronter guérillas d’extrême gauche, paramilitaires d’extrême droite et forces armées, sur fond de violences des narcotrafiquants. Le conflit a fait 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,6 millions de déplacés, selon des chiffres officiels.

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