France: environ «80 prêcheurs de haine» ont été expulsés, déclare Hollande sur France 2

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Jeudi soir 14 avril, François Hollande a passé sur France 2 90 minutes face aux Français, répondant aux questions de trois journalistes avant d’entamer des « dialogues citoyens » avec quatre Français. L’échange avec Véronique Roy, dont le fils est parti rejoindre des combattants djihadistes en Syrie où il est mort et qu’on a découverte lors de la campagne Stop Djihadisme en 2015, commence à 41 Minutes 17 secondes. (Médias Magazine)

Environ « 80 prêcheurs de haine » ont été expulsés du territoire français, a déclaré jeudi sur la chaîne France 2 le président François Hollande, interpellé par une mère dont le fils, parti rejoindre des combattants djihadistes, est mort en Syrie.

« Nous avons expulsé à peu près 80 prêcheurs de haine », a dit le chef de l’État, assurant que le gouvernement luttait contre la radicalisation des jeunes Français, qui a conduit plusieurs centaines d’entre eux à partir combattre dans les rangs du groupe État islamique.

Selon François Hollande, 170 jeunes Français djihadistes sont morts en Syrie et en Irak, environ 2.000 « jeunes ou moins jeunes (…) peuvent basculer », et environ 600 sont actuellement en Syrie et en Irak « et peuvent aussi se retourner contre nous ».

L'imam salafiste controversé Rachid Abou Houdeyfa, qui compare les amateurs de musique à "des porcs". Contrairement à ce qu'a affirmé François Hollande, la mosquée Sunna de Brest, où l'imam prêche, n'a pas été "fermée". et a seulement fait l'objet d'une perquisition en novembre 2015 réalisée dans le cadre de l'état d'urgence, peu après les attentats survenus à Paris et Saint-Denis.(civilwarineurope.com)
L’imam salafiste controversé Rachid Abou Houdeyfa, qui compare les amateurs de musique à « des porcs ». Contrairement à ce qu’a affirmé François Hollande, la mosquée Sunna de Brest, où l’imam prêche, n’a pas été « fermée ». Elle a seulement fait l’objet d’une perquisition en novembre 2015 réalisée dans le cadre de l’état d’urgence, peu après les attentats survenus à Paris et Saint-Denis.
L’attaque contre le journal satirique Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 et les attentats du 13 novembre à Paris, avaient été notamment perpétrés par de jeunes Français passés par la Syrie.

« Nous devons lutter contre ces prêcheurs, ces partisans de la haine qui induisent la radicalisation. La radicalisation peut aller très vite », a souligné le président de la République.

« Nous appliquons la loi, a-t-il assuré, et nous faisons en sorte que dès qu’il y a une expression qui (enfreint) les principes de la laïcité, il puisse y avoir une action ».

À cette mère dont le fils est mort en Syrie, contrainte de faire son deuil « sans corps, sans date et sans sépulture », le président Hollande a par ailleurs promis que l’État transmettrait à leur famille les certificats de décès.

« Il y a des jeunes qui meurent, c’est des djihadistes, et on ne peut pas avoir la certitude de leur décès, d’où la difficulté pour les familles. Nous, nous savons qu’ils sont morts, donc nous donnerons les certificats de décès », s’est-il engagé.

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