Irak: opération militaire pour reprendre un village d’où l’EI a lancé une attaque chimique

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Une photo diffusée sur le compte Twitter d'Al-Baraka montre des combattants de l'État islamique le 11 juin 2014
Une photo diffusée sur le compte Twitter d’Al-Baraka montre des combattants de l’État islamique le 11 juin 2014 qui avaient mené l’assaut sur le village de Bashir au seul motif qu’il était chiite.

Des forces paramilitaires chiites ont lancé une opération pour reprendre une localité du nord de l’Irak depuis laquelle le groupe État islamique (EI) avait lancé en mars une attaque chimique qui a tué trois enfants, ont affirmé dimanche des responsables militaires.

« Nous avons récemment réussi à couper l’approvisionnement (de l’EI) dans la zone de Bashir et l’objectif est maintenant de libérer la ville », située dans la province septentrionale de Kirkouk, a annoncé Abou Ridha al-Najjar, qui commande les opérations.

Cheikh Maitham al-Zaidi, qui dirige un des groupes engagés dans ces combats, a également confirmé le début de l’opération.

Neuf combattants progouvernementaux ont été tués et 60 autres blessés dimanche dans des affrontements avec l’EI, a indiqué M. Najjar.

Le mois dernier, des djihadistes de l’EI avaient lancé depuis Bashir une salve de roquettes suspectées d’être chargées de gaz moutarde sur la ville voisine de Taza, située dans une zone où sont déployées des forces kurdes et des milices chiites.

Deux nouveaux décès d'enfants en Irak suite à une attaque chimique de l'EI sur la ville Taza, au sud de Kirkouk, le 9 mars(Photo d'illustration/Compte Twitter/Haidar Sumeri/‏@IraqiSecurity)
Deux nouveaux décès d’enfants en Irak suite à une attaque chimique de l’EI sur la ville Taza, au sud de Kirkouk, le 9 mars 2016.(Photo d’illustration/Compte Twitter/Haidar Sumeri/‏@IraqiSecurity)

L’attaque avait tué trois enfants, blessé un grand nombre de personnes et provoqué la fuite de près de 25.000 habitants dans et aux alentours de Taza, de peur d’une nouvelle agression. Les échantillons prélevés après l’attaque sont toujours en cours d’analyse.

Après l’offensive fulgurante de l’EI en 2014, qui a permis au groupe extrémiste de s’emparer de larges pans du territoire au nord et à l’ouest de Bagdad, les autorités irakiennes se sont notamment tournées vers des forces paramilitaires chiites, dominées par des milices soutenues par l’Iran, pour les aider à reprendre le terrain perdu.

Ces forces, intégrées au sein du Hached al-Chaabi (Mobilisation populaire), ont joué un rôle clé dans la lutte contre l’EI -qui a subi d’importantes défaites territoriales ces derniers mois- mais certains de ses membres ont été accusés d’exactions, de kidnappings et de destructions de propriétés.

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