Kerry presse l’Iran d’aider à mettre fin aux guerres en Syrie et au Yémen

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Un Yémenite inspecte les décombres après une frappe aérienne de la coalition militaire arabe conduite par l'Arabie saoudite à Sanaa, le 14 février 2016. (AFP/Archives/MOHAMMED HUWAIS)
Un Yémenite inspecte les décombres après une frappe aérienne de la coalition militaire arabe conduite par l’Arabie saoudite à Sanaa, le 14 février 2016. (AFP/Archives/MOHAMMED HUWAIS)

Le secrétaire d’État américain John Kerry, en visite à Bahreïn, a pressé jeudi l’Iran voisin d' »aider » la communauté internationale à mettre fin aux conflits régionaux qui ravagent la Syrie et le Yémen.

« Nous appelons l’Iran à prouver au monde qu’il veut être un membre constructif de la communauté internationale, contribuer à la paix et à la stabilité et nous aider à mettre fin à la guerre au Yémen (…), en Syrie, pas à l’intensifier », a dit M. Kerry lors d’une conférence de presse à Manama.

Le chef de la diplomatie américaine, dont c’est la première visite à Bahreïn, s’exprimait aux côtés de son homologue bahreïni, cheikh Khaled ben Ahmed Al Khalifa, dont le gouvernement sunnite a rompu en début d’année ses relations diplomatiques avec la République chiite iranienne.

« Oui, nous voulons que l’Iran change sa politique étrangère », a insisté le chef de la diplomatie bahreïnie, en condamnant le comportement « hégémonique » de son puissant voisin.

M. Kerry a de son côté dénoncé une nouvelle fois les « actions déstabilisatrices » de Téhéran dans la région, tout en se félicitant de l’accord historique sur le nucléaire, scellé entre les grandes puissances et l’Iran en juillet 2015.

Ce texte, entré en vigueur en janvier et qui se traduit par une levée des sanctions contre Téhéran, est considéré comme la percée diplomatique de l’administration de Barack Obama et l’amorce d’un rapprochement entre les ex-ennemis iranien et américain, avec éventuellement à la clé une inflexion des alliances de Washington dans le Golfe.

Les États-Unis sont des partenaires militaires et pétroliers des monarchies du Golfe et la politique de Washington à l’égard de Téhéran les a profondément inquiétées.

John Kerry a encore appelé l’Iran à « nous aider à changer la dynamique de cette région qui a besoin d’espace pour (…) s’engager dans une pleine activité économique ».

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