L’EI a quasiment expulsé Al-Qaïda du camp de Yarmouk à Damas

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Un combattant du Front Al-Nosra, branche d'Al-Qaïda en Syrie, monte la garde dans un bâtiment détruit de Yarmuk, au sud de Damas, le 22 septembre 2014 (Archives/Rami al-Sayed/AFP)
Un combattant du Front Al-Nosra, branche d’Al-Qaïda en Syrie, monte la garde dans un bâtiment détruit de Yarmuk, au sud de Damas, le 22 septembre 2014 (Archives/Rami al-Sayed/AFP)

Le groupe État islamique (EI) a quasiment expulsé son rival djihadiste Al-Qaïda du camp palestinien de Yarmouk, dans le sud de Damas, après deux semaines de violents combats, a affirmé vendredi un dirigeant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

« Daech (acronyme arabe de l’EI) a chassé le Front Al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaïda), son ancien allié à Yarmouk, de 90% du territoire qu’il contrôlait », a déclaré à l’AFP Anouar Abdel Hadi.

Selon lui, les combats ont fait depuis deux semaines au total cinq morts et 20 blessés parmi les civils. M. Abdel Hadi dit en revanche tout ignorer du bilan sur les pertes parmi les combattants.

Depuis avril 2015, Al-Nosra et l’EI contrôlaient ensemble 70% du camp, selon le responsable de l’OLP, tandis que les organisations palestiniennes et les forces gouvernementales étaient présentes dans le reste du camp. Ces dernières n’ont pas pris part aux combats actuels.

Yarmouk est un grand quartier du sud de la capitale syrienne. Plus de 160.000 personnes y vivaient avant le début du conflit en 2011.

Il ne reste plus que 6.000 civils dans le camp. L’EI dispose de 3.000 combattants à Yarmouk et dans le quartier limitrophe de Hajar al-Aswad, tandis qu’Al-Nosra en compte 300.

« L’EI a lancé cette offensive après ses défaites à Palmyre at à al-Qaryatayn pour prouver qu’il est toujours fort et capable de combattre », avait dit récemment Anouar Abdel Hadi, en référence à deux villes du centre du pays reprises ces dernières semaines aux jihadistes par les forces gouvernementales.

Selon Chris Gunness, le porte-parole de l’UNRWA (Office de l’ONU en charge des réfugiés palestiniens), les habitants de Yarmouk « sont pris au piège ».

« Les conditions humanitaires sont terribles (…) l’UNRWA est particulièrement inquiète concernant le manque d’accès à l’eau potable », a-t-il dit jeudi.

« La dernière distribution de nourriture remonte au 15 mars », a-t-il ajouté.

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