Manif à Tel-Aviv en soutien à un soldat ayant abattu un Palestinien

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Les manifestants brandissaient des drapeaux d'Israël lors de la manifestation mardi 19 avril 2016 à Tel-Aviv en soutien au  soldatE lor Azria, inculpé d'homicide pour avoir abattu un Palestinien. (PHOTO AFP)
Les manifestants brandissaient des drapeaux d’Israël lors de la manifestation mardi 19 avril 2016 à Tel-Aviv en soutien au soldat Elor Azria, inculpé d’homicide pour avoir abattu un Palestinien. (PHOTO AFP)

Des milliers d’Israéliens ont manifesté mardi à Tel-Aviv en soutien au soldat Elor Azria, inculpé d’homicide par la justice militaire pour avoir achevé un assaillant palestinien blessé en Cisjordanie occupée.

La manifestation a suscité la controverse en Israël où plusieurs hauts responsables ont condamné l’acte du soldat alors que les hommes politiques d’extrême droite appelaient à sa libération.

Les manifestants brandissaient des drapeaux d’Israël et scandaient des slogans de soutien au soldat.

Nava Boker, une députée du parti Likoud du premier ministre Benyamin Nétanyahou qui participait à la manifestation, a estimé que le soldat Azria était devenu un «bouc émissaire».

Le sergent a été inculpé pour avoir achevé d’une balle dans la tête, le 24 mars, un Palestinien blessé et à terre qui avait auparavant attaqué des soldats israéliens au couteau à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie.

Les faits ont été documentés par une vidéo qui s’est propagée sur les réseaux sociaux. Le Palestinien ne semblait plus représenter le moindre danger pour les soldats et les infirmiers alentour.

Elor Azria avait d’abord été détenu dans une prison militaire mais la justice militaire a ensuite ordonné qu’il soit transféré à sa base et qu’il y soit confiné.

Le cas du soldat divise profondément les Israéliens, entre ceux qui plaident pour le respect par l’armée de valeurs éthiques comme l’usage proportionnel de la force et ceux qui, au contraire, défendent le militaire en invoquant la multiplication des attaques palestiniennes.

Depuis le 1er octobre, les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël sont en proie à une vague de violences qui a coûté la vie à 201 Palestiniens, 28 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais, selon un décompte de l’AFP.

Plus tôt mardi, M. Nétanyahou a indiqué qu’il était «convaincu que la cour considérera toutes les circonstances dans cet incident».

«Nos soldats ne sont pas des assassins. Ils agissent contre des assassins et j’espère qu’un moyen sera trouvé pour trouver la juste mesure entre l’acte et le contexte dans son ensemble», a-t-il dit.

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