Négociations entre l’ELN et Bogota: Correa salue un «effort historique pour la paix»

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L'ELN (Ejército de liberaciòn nacional) est le deuxième groupe rebelle en importance impliqué dans le conflit armé colombien (Archives/courtoisie/Espectador)
L’ELN (Ejército de liberaciòn nacional) est le deuxième groupe rebelle en importance impliqué dans le conflit armé colombien (Archives/courtoisie/Espectador)

Le président équatorien Rafael Correa, dont le pays va accueillir des négociations entre le gouvernement colombien et la guérilla de l’ELN, s’est félicité samedi de contribuer à un « effort historique pour la paix en Colombie ».

« Nous sommes heureux de pouvoir contribuer à cet effort historique pour la paix en Colombie, effort pour lequel (le président colombien) Juan Manuel Santos entrera dans l’Histoire », a déclaré Rafael Correa lors de son émission hebdomadaire de radio et télévision.

L’ELN et Bogota « ont décidé d’entamer les négociations publiques et ils ont choisi l’Equateur comme siège de ces pourparlers. Qu’ils soient les bienvenus ». « Nous sommes heureux de servir notre chère Colombie », a-t-il ajouté.

La Colombie a annoncé mercredi l’ouverture de pourparlers de paix avec l’ELN (Armée de libération nationale, guévariste), la seconde guérilla du pays après celle des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) avec laquelle le gouvernement négocie également un accord mettant fin à plus d’un demi-siècle de conflit armé.

Après Cuba pour les Farc, l’Équateur sera le siège principal des négociations avec l’ELN, a annoncé le gouvernement colombien, sans avancer de date pour le début de ces nouvelles discussions. L’ELN a elle estimé que les pourparlers devraient débuter dans environ deux mois.

Outre l’Equateur, des sessions de discussions auront lieu au Venezuela, au Chili, au Brésil et à Cuba, qui seront, avec la Norvège, garants de ces pourparlers.

L’ELN -mouvement rebelle inspiré de la révolution cubaine et de Che Guevara, et issu comme les Farc d’une insurrection paysanne en 1964 – a entamé en janvier 2014 un dialogue exploratoire à des pourparlers de paix avec le gouvernement du président Santos.

Rafael Correa a rappelé que son pays avait accueilli « cinq ou six réunions » qui furent « confidentielles ».

Ces discussions confidentielles avec l’ELN se déroulaient en parallèle aux pourparlers menés depuis novembre 2012 à Cuba avec les Farc.

La guerre colombienne a vu au fil des décennies s’affronter guérillas d’extrême gauche, paramilitaires d’extrême droite et forces armées, sur fond de violences des narcotrafiquants. Le conflit a fait 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,6 millions de déplacés, selon des chiffres officiels.

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