Obama et l’ONU inquiets pour la trêve en Syrie

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"Je suis très inquiet concernant la cessation des hostilités qui s'effiloche" et je me demande "si elle est durable", a déclaré le 22 avril Barack Obama, lors d'une conférence de presse commune à Londres avec le Premier ministre britannique David Cameron.(AFP)
« Je suis très inquiet concernant la cessation des hostilités qui s’effiloche » et je me demande « si elle est durable », a déclaré le 22 avril Barack Obama, lors d’une conférence de presse commune à Londres avec le Premier ministre britannique David Cameron.(AFP)

Le président américain Barack Obama s’est dit vendredi « très inquiet » au sujet de la trêve en Syrie, tandis que le médiateur de l’ONU a appelé à une réunion ministérielle d’urgence et assuré que les pourparlers de paix se poursuivraient jusqu’au 27 avril.

« Je suis très inquiet concernant la cessation des hostilités qui s’effiloche » et je me demande « si elle est durable », a déclaré Barack Obama, lors d’une conférence de presse commune à Londres avec le Premier ministre britannique David Cameron.

« Si la cessation (des hostilités, ndlr) tombe en morceaux, nous allons essayer à nouveau de tout faire pour la remettre en vigueur », a-t-il affirmé, accusant Moscou et Téhéran de soutenir le « régime meurtrier » du président syrien Bachar al-Assad.

S’exprimant au même moment devant les médias au Palais des Nations à Genève, où se tiennent les pourparlers de paix, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a estimé que « la cessation des hostilités est toujours en vigueur, mais elle est en grand danger si nous n’agissons pas rapidement ».

« Nous avons certainement besoin en urgence d’une nouvelle réunion ministérielle du GISS (Groupe international de soutien à la Syrie composé de 17 pays et co-présidé par la Russie et les Etats-Unis, ndlr) en raison du niveau de danger », a-t-il dit.

« Ce qui s’est passé aujourd’hui à Alep (nord) est à nouveau très inquiétant », a-t-il poursuivi, en référence aux nouveaux raids aériens qui ont tué au moins 25 civils, selon les service de secours.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui s’appuie sur un vaste réseau de sources à travers le pays en guerre, a affirmé que les raids avaient été menés par l’aviation du régime qui mène une offensive dans la région depuis plusieurs semaines, en dépit de la trêve en vigueur depuis le 27 février, conclue sous l’impulsion de Moscou et Washington.

Ce deuxième round de négociations a débuté le 13 avril, mais l’opposition syrienne, représentée par le Haut comité des négociations (HCN) a suspendu lundi sa participation « formelle » aux pourparlers pour protester contre la « détérioration » de la situation sur le terrain. Le HCN a laissé sur place une équipe « technique » qui poursuit les discussions depuis son hôtel.

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