Quelles sont les forces supplémentaires déployées en Irak

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L'hélicoptère Apache est un hélicoptère d'attaque tous temps développé pendant la guerre froide afin de stopper les colonnes de chars d'assaut du pacte de Varsovie en cas de conflit en Europe. Tous les appareils sont produits dans l'usine Boeing de Mesa dans l'Arizona. (Sgt. Daniel Johnson/U.S. Army)
L’hélicoptère Apache est un hélicoptère d’attaque tous temps développé pendant la guerre froide afin de stopper les colonnes de chars d’assaut du pacte de Varsovie en cas de conflit en Europe. Tous les appareils sont produits dans l’usine Boeing de Mesa dans l’Arizona. (Sgt. Daniel Johnson/U.S. Army)

Les États-Unis vont déployer des soldats supplémentaires en Irak pour soutenir les forces irakiennes dans leur lutte contre le groupe État islamique (EI), a annoncé lundi le secrétaire à la Défense Ashton Carter à Bagdad.

Le secrétaire américain à la Défense, qui est arrivé lundi à Bagdad pour préparer un renforcement de l’aide militaire américaine aux troupes irakiennes engagées contre le groupe État islamique (EI), a donné des détails sur le renforcement de l’aide.

« Nous allons envoyer des forces supplémentaires », a déclaré M. Carter, en indiquant que des hélicoptères Apache allaient participer aux opérations de reconquête de Mossoul (nord), la deuxième ville du pays aux mains de l’EI.

Les hélicoptères d’attaque Apache, déjà proposés pour l’offensive contre Ramadi (ouest) mais non utilisés par les Irakiens, peuvent réagir « rapidement » et « efficacement » lorsque la situation l’exige sur le terrain, a expliqué le responsable américain.

Les renforts en effectifs vont être, eux, d’environ 200 soldats supplémentaires, selon un haut responsable américain, ce qui portera le nombre de personnel militaire américain en Irak à plus de 4.000.

Les États-Unis débloqueront par ailleurs une aide de 415 millions de dollars pour les peshmergas, les forces de la région autonome kurde, qui jouent un rôle de premier plan pour faire reculer l’EI dans le nord.

Le 9 avril, les États-Unis ont envoyé au Qatar le mythique bombardier stratégique B-52 pour appuyer la coalition luttant contre le groupe État islamique (EI) en Irak et Syrie, a annoncé aujourd’hui l’armée de l’air américaine.

«Le B-52 fournira de façon continue à la coalition la précision et la puissance aérienne de feu souhaitées», avait alors expliqué le lieutenant-général Charles Q. Brown Jr., commandant du Commandement central des forces aériennes des États-Unis et de la composante aérienne de la Force multinationale. «En tant que plate-forme multi-rôle, le B-52 offre diverses fonctionnalités, y compris la livraison des armes de précision et la flexibilité et l’endurance nécessaires pour soutenir les priorités des commandants sur le terrain et renforcer l’équipe de la coalition ».

Les États-Unis déploient également des avions tactiques capables de s’attaquer aux capacités de communication du groupe armé État islamique près des lignes de front lors de la bataille.

Un EA-6B Prowler américain décolle de la base aérienne turque d'Incirlik. (EUCOM)
Un EA-6B Prowler américain décolle de la base aérienne turque d’Incirlik. (EUCOM)

Le US European Command (EUCOM) a annoncé récemment qu’un escadron d’aéronefs EA-6B Prowler du Corps des Marines a été envoyé à la base aérienne d’Incirlik en Turquie pour soutenir les opérations contre l’EI.

En plus d’être en mesure d’intercepter les communications du groupe djihadiste, le Prowler peut protéger les forces alliées au sol et brouillet les dispositifs de radar et de communication de l’EI.

Il fallait avant le renforcement vaincre les résistances de Bagdad

En mars dernier, le Pentagone avait déjà annoncé qu’il allait soumettre ses propositions au président Barack Obama pour renforcer le soutien militaire américain aux forces irakiennes.

Prendre Mossoul nécessitera plus de combattants que n’en ont les forces de sécurité irakiennes et ces nouvelles forces doivent être formés, ce qui nécessite une plus grande présence des Etats-Unis, expliquaient les experts militaires américains devant les réticences de Bagdad.

De son côté, début avril, le chef de la diplomatie américaine John Kerry a mis la «pression» pour libérer Mossoul de l’EI, rencontrant tout aussi bien les chefs du gouvernement autonome du Kurdistan que ceux du gouvernement de Bagdad. L’EI «est clairement en train de perdre du terrain, de perdre des chefs, de perdre des combattants, de perdre de l’argent, et donc, sans surprise, ses membres sont aussi en train de perdre espoir», a déclaré M. Kerry à l’issue d’une visite surprise en Irak.

Dans ce contexte, la coalition internationale pilotée par les États-Unis, avec les autorités irakiennes, doit et va «augmenter encore plus la pression» sur l’EI, avait-t-il annoncé.

Washington dirige une coalition internationale qui mène des raids aériens, effectués par des avions ou des drones, contre les djihadistes de l’EI en Irak et en Syrie voisine. Les militaires américains en Irak ne participent pas directement aux combats mais entraînent et conseillent les forces irakiennes.

Les préparatifs pour la reconquête de Mossoul sont au cœur de la visite de M. Carter qui n’avait pas été annoncée.

Plus d’un an et demi après les premières frappes contre l’EI en août 2014 en Irak, l’administration américaine est de plus en plus optimiste sur le succès de la campagne antijihadistes.

*Avec AFP

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