Soudan du Sud: l’ONU espère que la transition va « véritablement commencer » avec le retour de Machar

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L'ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar à Nairobi au Kenya, le 8 juillet 2015. (AFP/Archives/Ali Ngethi)
L’ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar à Nairobi au Kenya, le 8 juillet 2015. (AFP/Archives/Ali Ngethi)
Le retour du chef des rebelles sud-soudanais Riek Machar dans la capitale Juba « doit permettre de commencer véritablement la transition » dans ce pays ravagé par la guerre civile, a estimé mardi un haut responsable de l’ONU.

Ce retour plusieurs fois reporté « doit ouvrir un chapitre nouveau pour le pays », a ajouté devant le Conseil de sécurité Hervé Ladsous, patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU.

Après plusieurs jours d’atermoiements, le chef rebelle sud-soudanais Riek Machar est enfin arrivé mardi à Juba, où il a appelé à l’unité pour que le pays puisse « guérir de ses blessures », avant d’aller prêter serment comme vice-président.

Qualifiant ce retour « d’étape décisive du processus de paix », M. Ladsous a estimé « essentiel que les parties saisissent cette opportunité pour montrer véritablement leur détermination à faire avancer le processus de paix ».

Il notamment espéré que « sitôt après l’investiture de M. Machar, le gouvernement d’union nationale pourra être formé rapidement ». Les deux camps devront aussi mettre en place des « arrangements transitoires de sécurité ».

M. Ladsous a cependant averti que « la situation sécuritaire au Soudan du Sud reste précaire, avec des combats intermittents dans différentes régions du pays », malgré la signature de l’accord de paix en août 2015 entre le gouvernement du président Salva Kiir et les rebelles.

La situation humanitaire s’est elle aussi « aggravée, en ampleur et en urgence », a-t-il souligné. Après deux ans et demi de conflit, « plus de la moitié de la population a besoin d’aide humanitaire ».

M. Ladsous a « exhorté le Conseil de sécurité à exiger des parties qu’elles respectent leurs obligations humanitaires internationales ».

Il a une nouvelle fois déploré « les restrictions imposées par le gouvernement » sud-soudanais aux activités de la mission de l’ONU au Soudan du Sud et des travailleurs humanitaires.

Le conflit, notamment marqué par des massacres à caractère ethnique, des viols et des tortures, a fait des dizaines de milliers de morts (le bilan exact reste inconnu) et plus de 2,3 millions de déplacés.

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