Torture: réplique claire et sans équivoque de Kerry à Trump et Crtuz

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Les tortures par l'eau, des techniques de torture qui datent de fort longtemps, sont centrées sur l'idée de faire suffoquer la victime. Son statut de torture est aujourd'hui officiellement reconnu (WikiC)
Les tortures par l’eau, des techniques de torture qui datent de fort longtemps, sont centrées sur l’idée de faire suffoquer la victime. Son statut de torture est aujourd’hui officiellement reconnu (WikiC)

Le secrétaire d’État américain John Kerry a réaffirmé mercredi l’opposition de l’administration Obama à l’usage de la torture, conspuant sans les nommer deux candidats républicains à la présidentielle, Donald Trump et Ted Cruz ayant récemment fait des déclarations polémiques sur ce sujet.

«Je veux dire un mot au sujet de la torture. Je voudrais ôter ne serait-ce que l’ombre d’un doute ou toute confusion après les communiqués de certains ces dernières semaines et ces derniers mois», a engagé M. Kerry pendant la présentation du rapport annuel de la diplomatie américaine sur les droits de l’homme.

«Les États-Unis sont opposés à l’usage de la torture sous toutes ses formes, à n’importe quel moment, qu’elle soit pratiquée par le gouvernement ou un autre acteur», a-t-il asséné. «Nous insistons pour que les autres se conforment à cette norme et par conséquent nous devons nous aussi nous y conformer», a-t-il poursuivi.

Le chef de la diplomatie américaine s’exprimait après des déclarations des deux principaux candidats des primaires républicaines. Le favori des sondages, Donald Trump, a déclaré que s’il était élu, il rétablirait la torture et ferait «davantage que la simulation de noyade». Son rival conservateur Ted Cruz a déclaré qu’il ne considérait pas la simulation de noyade comme une forme de torture.

John Kerry, qui a été soldat pendant la guerre du Vietnam, a expliqué qu’il comprenait la «colère ardente en temps de guerre lorsque des concitoyens sont attaqués».

«Mais il y a une séparation nette entre les sociétés qui abandonnent toutes les normes dans les temps difficiles et celles qui font de leur mieux pour respecter ces normes», a-t-il déclaré. «Car, en fin de compte, le respect de valeurs fondamentales est ce qui fait la force d’une nation.»

Je veux enlever même un soupçon de doute ou de confusion causé par des déclarations que d’autres ont fait au cours des dernières semaines et des mois. Les États-Unis sont opposés à l’utilisation de la torture sous toutes ses formes à tout moment par un gouvernement ou un acteur non étatique. L’engagement de l’Amérique à un traitement humain des personnes en captivité a commencé aussi loin que le général George Washington dans la guerre de la révolution américaine. Il a été réaffirmé de nombreuses fois tout au long de notre histoire et dans une foule d’engagements internationaux. Nous avons déclaré cette opposition à la torture encore une fois l’année dernière dans la législation bipartisane approuvée par le Congrès des États-Unis. Ceci est une norme que nous insistons pour que les autres respectent, et nous devons donc respecter cette norme nous aussi., a déclaré le secrétaire d’État américain John Kerry à la présentation le 13 avril 2016 du rapport annuel 2015 de la diplomatie américaine sur les droits de l’homme.

Le président Barack Obama a aboli deux jours après son entrée en fonction début 2009 l’usage de la simulation de noyade ou d’autres techniques poussées d’interrogatoire, après le scandale suscité par leur utilisation, notamment par la CIA, sur des suspects de terrorisme.

Lundi, le directeur de la CIA, John Brennan, a affirmé que l’agence de renseignement ne recourra pas aux techniques poussées d’interrogatoire, même si un nouveau président l’ordonnait. Donald Trump a qualifié cette mise en garde de «ridicule».

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