Turquie: nouveaux tirs de roquettes depuis la Syrie sur la ville de Kilis

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Des roquettes tirées depuis la Syrie touchent le 11 avril 2016 la ville turque de Kilis et la Turquie riposte et frappe des positions de l'EI en Syrie. (Compte Twitter/‏@InfosFrancaises)
Des roquettes tirées depuis la Syrie touchent le 11 avril 2016 la ville turque de Kilis et la Turquie riposte et frappe des positions de l’EI en Syrie. (Compte Twitter/‏@InfosFrancaises)

Plusieurs roquettes tirées depuis le territoire de la Syrie ont encore frappé mercredi matin, pour la troisième journée consécutive, la ville frontalière turque de Kilis (sud) sans faire de blessés, a indiqué un responsable à l’AFP.

« Quatre roquettes supplémentaires ont frappé la ville frontalière aujourd’hui (mercredi) », a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat. La salve n’a fait aucune victime, selon lui.

Depuis le début de l’année, Kilis a été la cible de plusieurs tirs de roquettes partis, selon le gouvernement islamo-conservateur turc, de zones de la Syrie tenues par le groupe Etat islamique (EI) et qui ont tué plusieurs civils.

Lors d’un discours à Ankara mercredi, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a averti que ceux qui ont osé « commettre ces agressions paieront le prix le plus élevé ».

Signe de la gravité de la situation, le chef du gouvernement a annoncé l’arrivée à Kilis du ministre de la Défense, Ismet Yilmaz, du patron des services de renseignement, Hakan Fidan, et du chef d’état-major des armées, Hulusi Akar.

Mardi, plusieurs de ces engins ont tué deux personnes et en ont blessé six autres, selon l’agence de presse Dogan.

En représailles à cette salve, l’artillerie turque a bombardé des positions de l’EI dans le nord de la Syrie, conformément à ses règles d’engagement, ont indiqué les autorités.

Des centaines d’habitants de la ville ont manifesté mardi pour réclamer plus de sécurité, ont rapporté les médias turcs. « Nous prenons toutes les mesures nécessaires protéger nos concitoyens », leur a assuré mercredi M. Davutoglu.

Lundi également, plusieurs roquettes avaient visé Kilis.

Les jihadistes du Front Al-Nosra (affilié à al-Qaïda) et ceux de l’EI ne sont pas concernés par la trêve conclue le 27 février en Syrie sous les auspices des Etats-Unis et de la Russie.

Longtemps accusée de complaisance pour les groupes rebelles syriens les plus radicaux, la Turquie a rejoint l’été dernier la coalition antijihadiste dirigée par Washington et multiplié les arrestations dans les milieux jihadistes, après une série d’attentats-suicides attribués à des cellules proches de l’EI sur son sol.

Dans la nuit de mardi à mercredi, l’armée turque a ouvert le feu sur un groupe de quatre personnes qui tentaient de franchir la frontière depuis la ville syrienne de Jerablus, tenue par l’EI, tuant un homme, a rapporté Dogan. Les trois autres, des femmes soupçonnées d’appartenir à l’EI, ont été placées en détention.

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