Yémen: 800 combattants d’Al-Qaïda tués dans une offensive anti-djihadiste

0
Les forces loyalistes à Lahj, dans le sud du Yémen, pendant une offensive visant à chasser les combattants d'Al-Qaïda, le 24 avril 2016. (SALEH AL-OBEIDI/AFP)
Les forces loyalistes à Lahj, dans le sud du Yémen, pendant une offensive visant à chasser les combattants d’Al-Qaïda, le 24 avril 2016. (SALEH AL-OBEIDI/AFP)

Plus de 800 membres présumés d’Al-Qaïda ont été tués dans l’offensive militaire lancée contre le groupe djihadiste dans le sud du Yémen, a annoncé lundi la coalition arabe qui opère dans ce pays sous commandement saoudien.

« L’opération s’est soldée (…) par la mort de plus de 800 membres d’Al-Qaïda et de certains de leurs dirigeants, et par la fuite des autres » djihadistes du groupe, indique le commandement de la coalition dans un communiqué publié par l’agence officielle saoudienne SPA.

L’offensive, menée par l’armée yéménite soutenue par « des forces spéciales d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis », est destinée à permettre au gouvernement yéménite de « reprendre le contrôle des villes tombées aux mains d’Al-Qaïda, notamment Moukalla, considéré comme un bastion du groupe », ajoute le communiqué.

Les forces yéménites, appuyées dans les airs par la coalition arabe, ont repris dimanche Moukalla, chef-lieu du Hadramout (sud-est), aux mains d’Al-Qaïda depuis début avril 2015, a indiqué à l’AFP peu auparavant un responsable militaire.

« Nous sommes entrés dans le centre de la ville (de Moukalla) et nous n’avons rencontré aucune résistance de la part des djihadistes d’Al-Qaïda qui se sont repliés à l’ouest », en direction du désert dans les provinces du Hadramout et de Chabwa, a ajouté ce responsable par téléphone depuis Moukalla.

L’Arabie saoudite et les Émirats sont les deux piliers de la coalition arabe, intervenue militairement au Yémen en mars 2015 en soutien au gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi dans sa guerre contre les rebelles chiites Houthis, soutenus par l’Iran.

Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), bien implanté au Yémen, et le groupe djihadiste Etat islamique (EI), ont profité du chaos créé par la guerre pour élargir leur influence dans le sud et le sud-est du pays.

Les commentaires sont fermés.