Ayrault rend hommage au Mali aux soldats morts en opération en avril

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Le soldat de 1re classe Mickaël POO-SING, le maréchal-des-logis Damien NOBLET et le brigadier Michael CHAUWIN. (Armée de terre)
Le soldat de 1re classe Mickaël POO-SING, le maréchal-des-logis Damien NOBLET et le brigadier Michael CHAUWIN. (Armée de terre)

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a rendu lundi hommage, dans le camp de la force Barkhane à Gao (nord du Mali), aux trois soldats français morts en avril dans l’explosion d’une mine qui a détruit leur blindé.

Lors d’une visite au Mali et au Niger, lundi et mardi, en compagnie de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, le chef de la diplomatie française a lancé, à l’adresse de soldats français rassemblés dans le foyer du camp: « Ce soir, je suis ému parce que vous êtes en deuil, après la mort de trois de vos camarades. Avec vous, c’est la France toute entière qui est en deuil ».

« Votre combat est un combat contre le fanatisme, contre la barbarie, pour la paix et la liberté. Ce combat, nous le mènerons jusqu’au bout », a-t-il ajouté.

« La paix au Mali est essentielle. Les terroristes qui avaient tenté de s’emparer du Mali sont les mêmes que ceux qui frappent partout dans le monde. Au Proche-Orient, à Grand-Bassam (en Côte d’Ivoire, ndlr), à Bruxelles ou à Paris. Et face à cet ennemi commun, le constat s’impose: la sécurité du Mali, de cette région, c’est aussi notre sécurité », a poursuivi le chef de la diplomatie française.

S’adressant au ministre malien de la Défense Tieman Coulibaly, présent sur la base, M. Ayrault a déclaré: « Au Mali, le moment de la paix est venu, qui doit s’inscrire dans la durée. Nous pouvons gagner la bataille contre le terrorisme. L’Allemagne, la France et l’Union européenne seront toujours à vos côtés ».

Avant de s’envoler dans la soirée à destination de Niamey, où les chefs des diplomaties allemande et française doivent s’entretenir mardi avec le président nigérien Mahamadou Issoufou, les deux ministres ont déposé des gerbes au monument érigé dans le camp à la mémoire des neuf soldats français tués dans le cadre de l’opération Serval, déclenchée en janvier 2013, et aux six morts dans le cadre de la mission Barkhane, en cours, qui lui a succédé.

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