15h52 (HNE) Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de mardi contre le marché de Noël à Strasbourg, a été tué par la police jeudi soir dans le quartier Neudorf, a-t-on appris de source proche du dossier.

16h57 (HNE) Le groupe armé État islamique revendique l’attentat de Strasbourg via l’agence Amaq et qualifie son auteur, Cherif Chekatt, de “soldat de l’Etat Islamique”

Colombie: les trois journalistes retenus par la guérilla de l’ELN libérés

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La journaliste hispano-colombienne, Salud Hernandez-Mora, enlevée par des guérilleros en Colombie. (capture d'écran/El Mundo)
La journaliste hispano-colombienne, Salud Hernandez-Mora, enlevée par des guérilleros en Colombie. (capture d’écran/El Mundo)

La journaliste espagnole Salud Hernandez Mora retenue par la guérilla de l’ELN (extrême gauche) a été libérée, a annoncé vendredi dans l’après-midi un responsable religieux local, puis, en soirée, c’était au tour de deux journalistes de RCN, Diego D’Pablos et Carlos Melo, annonçait Noticias RCN pour qui les deux journalistes travaillaient.

Les trois journalistes retenus en Colombie par la guérilla de l’ELN (extrême gauche), Salud Hernandez Mora, Diego D’Pablos et Carlos Melo ont été libérés vendredi grâce à l’intervention de l’Église et du Défenseur du peuple, entité publique de défense des droits de l’homme, alors que le pays est en plein pourparlers de paix.

Le président colombien, Juan Manuel Santos, a salué peu après la libération des journalistes, ajoutant toutefois sur son compte Twitter à l’intention de l’ELN que le gouvernement colombien n’entamera pas de négociations de paix, comme le souhaite ce groupe, tant qu’il ne renonce pas définitivement aux enlèvements, comme l’ont fait les FARC, et libère tous ses otages.

« Elle a été libérée, c’est confirmé », avait déclaré plus tôt à la chaîne Caracol Television l’archevêque d’Ocaña (nord-est), Gabriel Villa, à propos de Salud Hernandez-Mora.

« Elle est libre », avaut-t-il ajouté, affirmant avoir parlé avec cette hispano-colombienne, correspondante du journal espagnol El Mundo et chroniqueuse au quotidien colombien El Tiempo. Elle était portée disparue depuis samedi dans la région de Catatumbo (nord-est).

« Je me sens parfaitement bien. Merci beaucoup à l’église catholique. Merci beaucoup à tous les confrères », avait quant ;a elle déclaré Salud Hernandez sur cette même chaîne de télévision.

Jeudi, le gouvernement avait affirmé la veille que l’Armée de libération nationale (ELN) était responsable de ces disparitions. « A partir de maintenant, la responsabilité de l’intégrité et de la liberté de ces trois citoyens repose exclusivement sur l’ELN », a indiqué le ministre de la Défense, Luis Carlos Villegas.

Le gouvernement et l’ELN, deuxième guérilla du pays après les Farc, avaient annoncé fin mars le lancement de pourparlers de paix officiels après plus de deux ans de conversations préliminaires confidentielles.

Mais les enlèvements de civils par l’ELN qui compte encore 1.500 combattants sont considérés comme le principal obstacle à l’ouverture de ces pourparlers, initialement espérés pour fin mai.

Les Farc, eux-mêmes responsables de nombreux enlèvements par le passé et qui ont renoncé à cette pratique dans le cadre des pourparlers de paix engagés depuis fin 2012, avait appelé à la libération de la journaliste.

Le sort de deux reporters de la radio-télévision colombienne RCN, Diego DePablos et Carlos Melo, également présumés retenus depuis lundi par des hommes armés dans la municipalité d’El Tarra où ils enquêtaient sur la disparition de Mme Hernandez, n’a, en revanche, pas été précisé.

*Avec AFP

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