Israël va renforcer ses liens avec l’OTAN

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L'Otan a indiqué jeudi avoir ouvert une enquête concernant l'attaque d'une clinique d'une ONG suédoise qui a fait trois morts il y a 10 jours. (AFP/Archives / PAUL J. RICHARDS)
L’Otan et Israël se rapprochent. (AFP/Archives / PAUL J. RICHARDS)

Israël va renforcer ses relations avec l’Otan en ouvrant une représentation permanente auprès du siège de l’Alliance à Bruxelles, a annoncé mercredi le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

L’ouverture de cette mission est rendue possible par une décision turque de ne plus s’y opposer, à un moment où la Turquie et Israël travaillent à un rapprochement après des années de relations glaciales, ont indiqué des sources diplomatiques.

La Turquie a également levé son opposition pour d’autres partenaires non-européens de l’Alliance, ce qui devrait leur permettre d’ouvrir des représentations auprès de l’Otan, a dit une source diplomatique à Bruxelles. Outre Israël, sont concernés Bahrein, la Jordanie, Koweit et le Qatar, a indiqué l’Otan sur son site internet.

« Israël accepte l’invitation et ouvrira un bureau dans un avenir proche », a dit M. Netanyahu à l’ouverture d’un conseil des ministres selon un communiqué de son cabinet. « Les pays étrangers veulent collaborer avec nous en raison de notre détermination à combattre le terrorisme, notre savoir-faire technologique, notre réseau de renseignement entre autres choses », a-t-il indiqué.

Israël est déjà un partenaire « très actif » de l’Alliance en tant que membre du Dialogue méditerranéen de l’Otan établi en 1994, souligne l’Otan sur son site.

La décision de la Turquie est « une mesure de confiance turque vis-à-vis d’Israël », a déclaré à l’AFP Tommy Steiner, un expert israélien des relations entre l’Alliance et Israël à l’Institut pour la politique et la stratégie près de Tel-Aviv. Elle résulte des pressions exercées sur la Turquie par d’autres membres de l’Alliance, selon lui.

Pour autant, « Israël ne va pas devenir membre à part entière (de l’Otan), ce n’est pas dans les tuyaux », précise M. Steiner.

La Turquie était une alliée régionale capitale d’Israël jusque dans les années 2000. Les relations se sont ensuite progressivement détériorées avant d’être gelées en réaction à l’assaut meurtrier lancé en 2010 par des commandos israéliens contre plusieurs bateaux affrétés par une ONG islamique turque qui voulait rompre le blocus imposé au territoire palestinien de la bande de Gaza. Cette opération s’était soldée par la mort de 10 Turcs.

Les deux pays s’emploient depuis plusieurs mois à une normalisation.

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