Journée internationale des Casques bleus: Justin Trudeau salue le courage des soldats de la paix

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Des casques bleus et des uniformes de l’ONU. (Marco Dormino/ONU)
Des casques bleus et des uniformes de l’ONU. (Marco Dormino/ONU)

Dimanche 29 mai, la Journée internationale des Casques bleus, instituée par les Nations unies en 2002 pour rendre hommage à ceux et celles qui ont servi dans des opérations de maintien de la paix et honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie au service de la paix, a été assombrie par une série d’attaques qui ont coûté la vie à plusieurs soldats de la paix.

En cette journée spéciale, le premier ministre du Canada, le pays qui a pour ainsi dire « inventé » les missions de la paix, a salué de courage de hommes et des femmes qui travaillent au maintien de la paix dans le monde entier au moment même où les Casques bleus étaient attaqués à répétition.

Le dernier « acte odieux de terrorisme » contre eux, perpétrée dimanche au Mali, « est d’autant plus révoltant qu’il a été commis durant la journée internationale des Casques bleus « , a déclaré Mahamat Saleh Annadif, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la MINUSMA.

Cinq Casques bleus ont en effet été tués dimanche 29 mai dans une embuscade dans le centre du Mali, a rapporté aujourd’hui la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) qui a dénoncé une nouvelle « attaque terroriste ».

Cette nouvelle attaque survient après que cinq soldats maliens eurent été tués vendredi dans le nord du Mali par l’explosion d’une mine au passage de leurs véhicules.

Et la semaine dernière, cinq Casques bleus tchadiens avaient été tués et trois autres grièvement blessés lors d’une embuscade tendue par les djihadistes d’Ansar Dine dans le nord-est du Mali, où le déploiement des Nations unies est le plus coûteux en vies humaines depuis 20 ans.

À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies plus tôt cette semaine, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a rendu hommage aux plus de cent soldats de la paix morts dans l’exercice de leur fonction l’an dernier, soulignant la difficulté croissante des opérations de maintien de la paix.

«L’an dernier, 129 soldats de la paix issus de 50 pays ont perdu la vie en raison d’actes de malveillance, d’accidents et de la maladie. C’est la 12ème fois en 13 ans que plus de 100 Casques bleus sont tombés en l’espace d’une année, rapprochant tragiquement le nombre total des morts depuis 1948 des 3.500 personnes », a déclaré Ban Ki Moon à cette occasion, avant les événements de cette semaine.

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, dans une déclaration pour souligner la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, a pour sa part salué dimanche « les Casques bleus des Nations Unies, passés et présents, qui ont consacré leurs vies à faire régner la paix, la sécurité et la liberté pour les autres. Ils ont fait des sacrifices énormes pour donner de l’espoir et la sécurité aux personnes les plus vulnérables de la planète ».

« Le maintien de la paix est intimement lié aux valeurs et au leadership du Canada », a souligné le premier ministre Trudeau

« La première mission de maintien de la paix des Nations Unies a eu lieu en grande partie grâce aux efforts de Lester B. Pearson, notre quatorzième premier ministre, et au leadership de E.L.M. “Tommy” Burns, commandant des Forces des Nations Unies. Leurs actions combinées au cours de la crise du canal de Suez de 1956 ont marqué le fondement de l’identité du Canada en tant que gardien de la paix », de dire le premier ministre canadien.

« Depuis lors, les opérations de paix des Nations Unies ont évolué, passant de la séparation des belligérants et de la surveillance des cessez-le-feu à la protection des populations vulnérables et à l’établissement des conditions propices à une paix durable », a poursuivi M. Trudeau dans sa déclaration, soulignant que « Comme les conflits ont augmenté en intensité et en complexité, les risques pour les Casques bleus des Nations Unies qui mettent leur vie en péril pour protéger celle des autres ont également augmenté ».

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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