15h52 (HNE) Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de mardi contre le marché de Noël à Strasbourg, a été tué par la police jeudi soir dans le quartier Neudorf, a-t-on appris de source proche du dossier.

16h57 (HNE) Le groupe armé État islamique revendique l’attentat de Strasbourg via l’agence Amaq et qualifie son auteur, Cherif Chekatt, de “soldat de l’Etat Islamique”

La Corée du Nord ouvre le premier congrès du parti unique en près de 40 ans

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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un passe les troupes en revue. (Archives//KCNA)
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un passe les troupes en revue. (Archives/KCNA)

La Corée du Nord a inauguré vendredi sa première grande assemblée politique en près de 40 ans, un congrès du parti unique au pouvoir qui doit consacrer le règne absolu de Kim Jong-Un, avec pour toile de fond l’éventualité d’un nouvel essai nucléaire.

Des milliers de délégués triés sur le volet venus de toute la Corée du Nord se sont rendus à Pyongyang pour assister à ce rassemblement exceptionnel du Parti des travailleurs de Corée (PTC), dans l’imposant Palais du 25 avril.

Kim Jong-Un, 33 ans, n’était pas né lors du dernier événement du genre, en 1980. Il devrait prononcer une allocution liminaire qui sera scrutée de près par des observateurs à la recherche de signes éventuels d’un changement de ligne ou de personnes parmi l’élite gouvernante.

Le congrès précédent avait désigné son père Kim Jong-Il comme l’héritier de Kim Il-Sung, fondateur de cette dictature dynastique qui dure depuis près de 70 ans.

La réunion de vendredi a selon toute vraisemblance commencé, mais la centaine de journalistes étrangers invités à couvrir l’événement n’étaient pas autorisés à pénétrer à l’intérieur du bâtiment, dont la façade était décorée de portraits géants des deux dirigeants défunts.

Les photographes et vidéastes étaient tenus à 200 mètres à l’écart.

La télévision officielle nord-coréenne s’est abstenue de toute couverture en direct du congrès, consacrant ses émissions de la matinée à des images d’archives sur les prouesses du parti. À un moment, deux présentateurs ont lu un long commentaire sur les réalisations du PTC publié au préalable par l’agence de presse officielle KCNA.

Le menu de la réunion n’est pas connu, ni sa durée. Mais l’objectif principal sera vraisemblablement d’asseoir le statut de Kim Jong-Un en tant que chef suprême de la Corée du Nord et héritier légitime de ses grand-père et père.

Le congrès devrait également confirmer, comme doctrine du parti, la stratégie du « byungjin » initiée par Kim Jong-Un, à savoir le fait de mener en tandem développement économique et programmes nucléaire et balistique.

Des drapeaux du PTC, ainsi que le drapeau national, ont fleuri au bord des larges avenues de Pyongyang. « Les grands camarades Kim Il-Sung et Kim Jong-Il seront toujours parmi nous », pouvait-on lire sur des bannières qui ornent également la capitale.

« Défendez le quartier général de la révolution coréenne jusqu’à la mort », proclamait une banderole.

Depuis l’arrivée du jeune dirigeant au pouvoir en décembre 2011, après le décès de son père, la Corée du Nord a mené deux essais nucléaires et deux tirs réussis de fusée, généralement considérés comme des essais déguisés de missiles balistiques.

Alors même que la communauté internationale réagissait par des condamnations doublées de sanctions, Kim Jong-Un a poursuivi avec détermination ses efforts pour obtenir une dissuasion nucléaire crédible, à l’aide de tests de missiles et d’essais techniques complémentaires.

Les spéculations s’étaient multipliées ces derniers temps sur la possibilité que Pyongyang s’apprête à mener un cinquième essai nucléaire qui coïnciderait avec la tenue du congrès.

À quelques heures du lever de rideau, la Commission pour la réunification pacifique de la Corée (CRPC) a publié un communiqué revendiquant avec fierté le statut de Pyongyang en tant que puissance nucléaire véritable.

« Qu’il soit reconnu ou pas, notre statut d’État nucléaire qui est doté de la bombe H ne pourra pas être modifié », a-t-elle affirmé.

Les spécialistes de l’Institut américano-coréen de l’université Johns Hopkins ont dit jeudi, sur la foi des dernières images satellite du principal site nord-coréen d’essais nucléaires à Punggye-ri, que rien ne permettait de se prononcer sur l’imminence ou non d’un essai.

Le gouvernement sud-coréen estime, lui, que Pyongyang est prêt à mener un test dès que l’ordre en sera donné. Il n’exclut pas qu’un essai puisse être mené pendant le congrès lui-même.

D’après les autorités sud-coréennes, le congrès devrait durer quatre jours, le premier étant consacré au discours de Kim Jong-Un et à un long rapport sur les réalisations du parti.

La télévision nord-coréenne a donné le ton, une présentatrice exprimant la « gratitude la plus profonde » des Nord-Coréens envers Kim Jong-Un pour avoir préparé ce « grand festival politique ».

Celui-ci devrait inaugurer des changements importants de personnes, avec l’ascension d’une nouvelle génération de cadres, choisis pour leur loyauté envers le dirigeant nord-coréen.

Les préparatifs au Congrès ont mobilisé le pays tout entier pendant 70 jours, campagne dénoncée comme du travail forcé par l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch.

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