15h52 (HNE) Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de mardi contre le marché de Noël à Strasbourg, a été tué par la police jeudi soir dans le quartier Neudorf, a-t-on appris de source proche du dossier.

16h57 (HNE) Le groupe armé État islamique revendique l’attentat de Strasbourg via l’agence Amaq et qualifie son auteur, Cherif Chekatt, de “soldat de l’Etat Islamique”

«La Force au Féminin» lancée pour les femmes «en uniformes, en tailleurs et en tabliers» (PHOTOS)

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Maryse Lavoie, major au sein des Forces armées canadiennes depuis ses 16 ans en 1988, a lancé mercredi 4 mai au Club Universitaire de Montréal un nouveau mouvement, « La Force au Féminin« , pour les femmes tant civiles que militaires.

« La Force Au Féminin » est une une collectivité de femmes, et d’hommes, provenant de tous les milieux, désirant s’unir pour accompagner les femmes dans la concrétisation de leurs objectifs.

La présidente d’honneur de cette soirée de lancement était le « dragon » Danièle Henkel, fondatrice et présidente des Entreprises Danièle Henkel inc.

À la tête de l’entreprise en soins médico-esthétiques et thérapeutiques qui porte son nom, Danièle Henkel est aussi bien connue du grand public pour son rôle de « dragon » dans l’émission de la télé de Radio-Canada « Dans l’oeil du dragon », adaptation québécoise de la série à succès mondial « Dragon’s den », où cinq « dragons » issus du monde des affaires reçoivent une brochette de candidats qui doivent rivaliser d’originalité et user de stratégie afin de les convaincre du potentiel de leur entreprise… un peu comme les pionnières ont dû faire il n’y a pas si longtemps et doivent encore faire pour ce tailler une place dans ce monde d’hommes.

« Les femmes en uniformes et les femmes en tailleurs se sont rencontrées pour rallier leurs forces. Toutes y étaient, les femmes des Forces armées canadiennes, les policières, les pompières, les femmes d’art et culture et les femmes du domaine publique. Elles ont décidé de travailler ensemble pour accompagner les femmes dans leur épanouissement personnel et professionnel », a déclaré le « dragon » au Club universitaire.

Quant aux Forces armées canadiennes, elles appuient totalement cette initiative et, hier, parmi les militaires présents au lancement, on pouvait noter la présence du grand patron des Forces armées au Québec, le brigadier-général Stéphane Lafaut, commandant de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées (Est).

45eNord.ca a aussi rencontré sur place la fondatrice de « La Force au Féminin« .

Maryse Lavoie

Actuellement à la direction du bureau des affaires publiques de la Défense nationale – Région Québec, situé à Montréal, Maryse Lavoie, s’est enrôlée au 12e Régiment Blindé du Canada en tant que l’une des premières femmes admises dans les métiers de combat au sein de l’Armée.

Véritable dynamo, elle a entraîné dans son sillage plusieurs « femmes en uniformes, en tailleurs et en tabliers », pour créer son mouvement. L’une des « championnes » du nouveau mouvement, Lorraine Pintal, directrice du TNM a d’ailleurs souligné dans son allocution la force de conviction et la force « séductrice » de la créatrice du mouvement.

« Ce qui fait l’unicité de « La Force au Féminin« , déclare quant à elle la fondatrice, c’est la rencontre des femmes des forces de sécurité et des Forces armées canadiennes avec les femmes des occupations civiles. Le partage des connaissances et des expériences diversifiées de toutes ces femmes va nécessairement mener à du changement dans la condition de la femme au Québec et au Canada. »

« La Force au Féminin » travaillera aussi  de pair avec les hommes et croit d’abord et avant tout à l’égalité et à la complémentarité entre hommes et femmes, explique également sa fondatrice.

Sa mission est d’établir une plateforme ralliant les femmes des forces de sécurité avec les femmes d’autres occupations pour créer des échanges entre elles afin de les accompagner dans leur épanouissement personnel et professionnel, d’expliquer Maryse Lavoie

Des « championnes » de tous les horizons

Étaient aussi à l’honneur lors de ce lancement les « championnes » associées au nouveau mouvement, tant civiles que militaires.

À raison de 17 heures par jour de travail acharnée depuis le 22 avril, la fondatrice du nouveau réseau a réussi à réunir une impressionnante brochette de personnalités.

Des femmes de plusieurs sphères de la société se feront ainsi les championnes de la cause dont fait promotion le mouvement.

  • dans le monde des affaires, Catherine Privé, présidente et chef de la direction, Alia Conseil,
  • dans le monde des arts et de la culture, Loraine Pintal, directrice artistique et générale du Théâtre du Nouveau Monde (TNM),
  • chez les autochtones, Michèle Audette, ex-présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada,
  • chez les pompiers. Kim Courcelles, pompière et Anik St-Pierre, enseignante en sécurité incendie au Collège Montmorency et créatrice du projet «Les filles ont le feu sacré»
  • dans le monde de la construction, Karyne Prégent, responsable à la condition féminine de la construction
  • chez les religieux et religieuses, Padre Bonita Mason, aumônière dans les Forces armées canadiennes,
  • dans le monde de la science, Suzanne Benoît, présidente-directrice générale d’Aero Montréal
  • et dans le monde du sports, Danièle Sauvageau, ex-directrice générale et ex-entraîneure-chef de l’équipe féminine Olympique de hockey sur glace et détentrice de l’Ordre du Canada.

    Chez les militaires les championnes sont, notamment:

  • la contre-Amirale Jennifer Bennett, la première Championne des femmes au sein de la défense et la première femme à atteindre le grade de contre-amirale dans la Marine Royale canadienne,
  • la brigadière-générale Lise Bourgon, première femme à occuper le poste de commandant d’une force opérationnelle interarmées (FOI) pour des opérations menées à l’étranger, notamment en Irak,
  • la capitaine de vaisseau Josée Kurtz, première femme à avoir commandé un navire de guerre majeur canadien, commandante du NCSM Halifax lors de la mission en Haïti en 2010 et reconnue comme une des femmes les plus influentes au Canada,
  •  et une femme que les lecteurs de 45eNord.ca connaissent bien, la colonel Jennie Carignan, première femme à commander le Collège militaire royal de Saint-Jean et reconnue elle aussi comme étant l’une des 100 femmes les plus influentes du Canada.

Déjà des projets

Nul doute qu’avec des femmes de cette trempe, le visage de Forces armées canadiennes est appelé à changer et que le mouvement lancée par Maryse Lavoie y contribuera grandement.

«La détermination, l’équité, la diversité, l’engagement et le courage sont les valeurs qui feront de La Force au Féminin une organisation exemplaire en leadership» a quant à elle conclu avec force sa fondatrice qui a déjà prévu pour bientôt une première activité à Farnham, un parcours du combattant, ou devrions nous dire de la combattante, où femmes civiles et militaires devront s’unir pour franchir les obstacles et s’attaquer ensemble à la résolution de problèmes.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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