Le Japon espère signer un traité de paix avec la Russie

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Shinzo Abe répond aux questions des journalistes, le 14 août 2015 à Tokyo. (Toru Yamanaka/AFP)
Shinzo Abe répond aux questions des journalistes, le 14 août 2015 à Tokyo. (Toru Yamanaka/AFP)

Le premier ministre japonais Shinzo Abe a espéré jeudi avancer vers un traité de paix avec la Russie, jamais signé depuis la Seconde Guerre mondiale, et mettre fin à une longue querelle territoriale avec Moscou, avant des entretiens vendredi avec le président russe Vladimir Poutine

M. Abe a assuré que les relations entre les deux pays offraient un vaste potentiel de développement si ces contentieux historiques étaient levés.

Le chef du gouvernement japonais, qui s’exprimait devant la presse à Londres, a aussi souligné qu’il serait difficile de faire des progrès sur des dossiers comme la Syrie, l’Ukraine ou la Corée du Nord, sans un engagement constructif de la Russie.

M. Abe, qui effectue une tournée en Europe, doit rencontrer M. Poutine dans la station de Sotchi, sur la mer Noire.

L’absence d’un traité de paix entre la Russie et le Japon plus de 70 ans après la fin du second conflit mondial est « hautement anormale », a-t-il affirmé.

«Ce sera ma treizième rencontre au sommet avec M. Poutine. Sans dialogue direct entre dirigeants, on ne pourra pas résoudre ce problème », a-t-il souligné.

Les relations entre la Russie et le Japon sont empoisonnées par une querelle autour de la question des îles Kouriles du Sud, saisies à la fin de la Seconde Guerre mondiale par l’Union soviétique et revendiquées par le Japon, ce qui a empêché les deux pays de signer un traité de paix.

La Russie et le Japon pourraient « libérer un vaste potentiel » de coopération « dans le domaine économique et dans d’autres » si seulement ils pouvaient sortir de cette « situation anormale », a estimé M. Abe, en plaidant pour un « dialogue franc » avec M. Poutine.

M. Abe a souhaité recevoir M. Poutine au Japon prochainement, et a assuré « vouloir rechercher le moment le plus approprié pour que cette visite soit substantielle ».

Le premier ministre japonais effectue une tournée des capitales européennes avant un sommet au Japon les 26 et 27 mai des pays membres du G7, autrefois G8, mais dont la Russie a été exclue après l’annexion en 2014 de la péninsule ukrainienne de Crimée.

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