Les renseignements militaires américains et français se rapprochent

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Des décisions dans l'ombre de la Tour Eiffel: le général des Marines Joseph F. Dunford Jr., à gauche, chef d'état-major des États-Unis, et son homologue français, le général Pierre de Villiers, regardent la Tour Eiffel, lors de leur rencontre à l'Ecole Militaire à Paris, eux jours après la réunion dans la capitale française des grands contributeurs de la Coalition de lutte à l'EI le 22 janvier 2016. (D. Myles Cullen/DoD)
Des décisions dans l’ombre de la Tour Eiffel: le général des Marines Joseph F. Dunford Jr., à gauche, chef d’état-major des États-Unis, et son homologue français, le général Pierre de Villiers, regardent la Tour Eiffel, lors de leur rencontre à l’Ecole Militaire à Paris, eux jours après la réunion dans la capitale française des grands contributeurs de la Coalition de lutte à l’EI le 22 janvier 2016. (Photo d’illustration/Archives »D. Myles Cullen/DoD)

Les responsables du renseignement militaire français et américains se sont réunis mercredi à Washington pour accélérer les échanges de renseignement entre les deux pays, dans le droit-fil des décisions prises après les attentats de Paris, a indiqué le Pentagone.

Le général Christophe Gomart, chef du renseignement militaire français, a rencontré Marcel Lettre, le sous-secrétaire américain chargé au Pentagone du renseignement militaire, a indiqué un porte-parole du département de la défense américain.

Il s’agit de la première réunion au sommet du « comité Lafayette », mis en oeuvre après les attentats de Paris en novembre 2015 pour fluidifier les échanges de renseignement militaire entre la France et les États-Unis, selon cette source.

Les forces armées américaines et françaises ont atteint un niveau de coopération inédit dans la guerre contre les réseaux extrémistes islamistes en Afrique occidentale ou au Moyen-Orient.

Mais les difficultés de partage d’informations sensibles freinent parfois leur collaboration.

Des militaires français déployés au Centcom, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient, se sont ainsi retrouvés l’année dernière exclus de réunions de planification de la campagne contre le groupe État islamique (EI), faute d’avoir le droit d’accéder à certaines informations classifiées.

Les Français espèrent pouvoir mettre en place avec les Américains un partage de renseignement comparable à celui dont bénéficient les Britanniques, les Canadiens, les Australiens et les Néo-Zélandais dans le cadre de l’alliance dite des « Five Eyes ».

De leur côté, les Américains ont promis de faire un effort pour améliorer l’accès des Français à leurs renseignements.

« Nous voulons avoir » avec la France « le même niveau de partenariat approfondi » qu’avec les Five Eyes, mais d’une manière « parallèle et unique », a estimé un haut responsable américain de la défense interrogé par l’AFP.

Les responsables américains ont souvent des commentaires appréciateurs pour les services de renseignement français, louant en particulier leurs compétences sur l’Afrique du Nord.

Les 17 agences de renseignement américaines, dont la CIA, la NSA, la DIA (renseignement militaire)… comptent plus de 100.000 employés, selon les services du coordonnateur du renseignement James Clapper.

Les agences de renseignement françaises (DGSE, DGSI, DRM) comptent pour leur part plus de 12.000 employés.

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