ONU: le Canada coparraine la résolution sur la protection des missions médicales

0
Alep que le régime veut reconquérir à tout prix «aux portes d'un désastre humanitaire» révoltant. (AMC)
Alep que le régime veut reconquérir à tout prix «aux portes d’un désastre humanitaire» révoltant. (AMC)

Le Canada coparrainera la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la protection des missions médicales dans les situations de conflit armé ont annoncé lundi le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, et la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau.
—-
Mise à jour au 03/05/2016 à 14h49

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mardi à l’unanimité une résolution qui réaffirme que les personnels de santé et les installations médicales doivent impérativement être protégés lors des conflits.

Ce texte fait suite au bombardement d’hôpitaux et de cliniques en Syrie, au Yémen ou en Afghanistan et rappelle que de telles attaques peuvent constituer des crimes de guerre.

—–

La déclaration des ministres canadiens vient après les frappes aériennes du régime Assad qui ont ont détruit le dernier hôpital dans les quartiers rebelles d’Alep, tuant des dizaines de patients et au moins trois médecins.

« Le Canada est alarmé par l’augmentation de la violence à l’endroit du personnel humanitaire, et en particulier le ciblage délibéré d’installations médicales dans de nombreux cas. Tous les travailleurs humanitaires, y compris ceux qui participent à des missions médicales, sont protégés en vertu du droit humanitaire international. Le Canada salue les efforts des travailleurs humanitaires et du personnel médical qui, jour après jour, risquent leur vie pour offrir une aide vitale aux personnes qui en ont le plus besoin », dit le communiqué du ministère canadien des Affaires mondiales..

« Les attaques perpétrées contre des installations médicales et le personnel soignant causent non seulement des blessures et des décès immédiats déplorables, mais ont également des conséquences dévastatrices à long terme sur les civils et les systèmes de soins de santé nationaux dans les pays touchés », poursuit le communiqué.

Le Canada coparrainera donc la prochaine résolution du Conseil de sécurité sur la protection des missions médicales et invite les autres États à se joindre à cette initiative, annonce donc le gouvernement canadien.

La résolution réitère non seulement que le personnel médical doit être respecté et protégé, mais aussi que les blessés et les malades doivent être en mesure de recevoir l’attention et les soins médicaux requis, sans actes ou menaces de violence souligne Ottawa, ajoutant que « Cette condition est essentielle à la prestation de soins de santé dans les situations de conflit armé et à la prévention de futures attaques contre le personnel humanitaire et les établissements de santé. »

Le Canada prêt également à ratifier le traité contre la torture

Par ailleurs, le Canada s’est aussi déclaré prêt à ratifier le traité contre la torture plus d’une décennie après son adoption par les Nations unies.

Le protocole facultatif à la Convention contre la torture des Nations unies permet aux dirigeants des organisations nationales et internationales d’inspecter les centres de détention où la torture a souvent lieu dans le plus grand secret.

Le traité été approuvé par les Nations unies en 2002.

Le Canada n’avait toutefois pas ratifié le protocole. Le gouvernement Harper s’était engagé à le faire à deux reprises, mais il n’a jamais tenu sa promesse.

Les partisans du protocole croient que la ratification canadienne renforcera sa capacité à inciter les autres pays à ouvrir les portes des centres de détention pour des inspections minutieuses.

Les commentaires sont fermés.