Pékin recourt à la «coercition» en mer de Chine, estime Washington

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Un navire des garde-côtes chinois au large des îles Senkaku, le 24 juillet 2013 (Archives/Japan Coast Guard)
Un navire des garde-côtes chinois au large des îles Senkaku, le 24 juillet 2013. (Archives/Japan Coast Guard)

La Chine a recours à la « coercition » pour faire avancer ses revendications territoriales en mer de Chine méridionale, même si elle évite d’employer des moyens militaires, selon le Pentagone.

« En 2015, la Chine a utilisé des tactiques de coercition –calculées pour rester sous le seuil du conflit armé– pour faire avancer » ses objectifs en mer de Chine, selon le rapport annuel du Pentagone au Congrès sur la politique de défense chinoise.

Pékin se sert par exemple de « navires des garde-côtes » pour ses démonstrations de force dans la zone contestée, au lieu de mobiliser des navires de guerre, souligne le Pentagone.

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, une zone stratégique pour le commerce mondial également revendiquée par d’autres pays comme le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei.

Pour appuyer ses velléités territoriales, la Chine a notamment mené d’énormes opérations de remblaiement d’îlots de l’archipel des Spratleys qui affleurent parfois à peine. Elle réclame désormais que soit considérée comme ses eaux territoriales la zone des 12 milles autour de ces constructions.

Les États-Unis rejettent ces exigences, et ont envoyé à plusieurs reprises des navires de guerre croiser à moins de 12 milles de ces îlots pour affirmer la liberté de navigation dans la région.

Dans son rapport, le Pentagone note que la Chine « marque une pause depuis fin 2015 » dans ses remblaiements, après avoir gagné sur la mer « près de 1.300 hectares » répartis sur sept îles ou récifs différents.

Quand elle aura achevé ces travaux d’aménagement, elle disposera de trois pistes d’aviation dans les Spratleys, de ports et de systèmes de surveillance, qui « amélioreront la capacité de la Chine à contrôler (…) l’espace maritime environnant », note le rapport.

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