Le Canada se joint au Groupe international de soutien à la Syrie, Stéphane Dion à Vienne

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Le ministre des Affaires étrangères canadien Stéphane Dion (4e à gauche) s'est joint à la rencontre du Groupe international de soutien à la Syrie. (US Department of State)
Le ministre des Affaires étrangères canadien Stéphane Dion (4e à gauche) s’est joint à la rencontre du Groupe international de soutien à la Syrie. (US Department of State)

Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Stéphane Dion, annonce que le Canada s’est joint au Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) et qu’il participe aujourd’hui même aux discussions en cours à Vienne dans la capitale autrichienne, pour tenter de sauver les pourparlers de paix.
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Mise à jour au 17/05/2016 à 9h41

La rencontre internationale s’est terminée sans date de reprise des pourparlers de paix intersyriens, mais les grandes puissances ont promis de travailler à l’établissement d’un cessez-le-feu durable.

« Nous nous sommes mis d’accord pour ne pas rester sans réaction si des parties prenaient des initiatives visant à autre chose qu’à un accord et qu’à la paix « , a déclaré le secrétaire d’État américain John Kerry, lors de la conférence de presse à l’issue de ces discussions.

à 9h30

La Russie ne soutient pas Assad, mais appuie l’armée syrienne contre le terrorisme, déclare Lavrov.

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L’invitation à se joindre au groupe coprésidé par les États-Unis et la Russie constitue un signe clair que le Canada contribue activement à la lutte contre le le groupe armé État islamique et à l’instauration de la paix et de la stabilité en Iraq et en Syrie, souligne le communiqué d’Affaires mondiales Canada qui annonce la participation du Canada au groupe international de soutien réuni dans la capitale autrichienne.

Grâce à sa participation au GISS, fait valoir Ottawa, le Canada sera mieux outillé pour aider à restaurer la paix, à fournir des secours humanitaires et à protéger les Canadiens.

«Je suis fier que le Canada soit maintenant membre du Groupe international de soutien à la Syrie. Ensemble, nous pouvons et nous devons trouver une solution diplomatique à ce conflit.Le rôle du Canada dans la lutte pour la paix et la protection des civils dans la région sera rehaussé par notre participation au GISS. L’invitation de cette semaine démontre bien les avantages de l’engagement par rapport à l’isolement, et la force de l’engagement du Canada envers le multilatéralisme», a déclaré le ministre Dion.

La présence du Canada à Vienne permettra aussi «de mieux appuyer nos valeureux militaires et civils qui jouent un rôle important afin de permettre aux Irakiens et aux Syriens de vivre au quotidien dans la paix», affirme également Ottawa.

Le Canada à table avec les puissances mondiales et régionales du GISS

Le Canada sera à table avec les puissances mondiales et régionales du GISS, un groupe de 17 pays et trois organisations internationales — dont les États-Unis, la Russie, l’Arabie saoudite, l’Iran et l’Union européenne, et tentera avec elles de sauver les récents pourparlers pour la paix en Syrie qui menacent de sombrer comme les précédents.

Les ministres des Affaires étrangères et les représentants d’organismes multilatéraux clés discutent à Vienne des initiatives pour raviver les efforts de paix ainsi que des moyens pour résoudre les difficultés liées à la crise en Syrie, notamment le renforcement des mécanismes de cessez-le-feu de même que l’amélioration et le maintien de l’accès à l’aide humanitaire d’urgence.

Il s’agit du dernier effort en date pour sauver les pourparlers sur la paix en Syrie.

Personne ne déborde cependant d’optimisme. «Nous sommes loin aujourd’hui de la ligne d’arrivée», a même déclaré lundi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, Les ministres des Affaires étrangères réunis à Vienne vont tout de même tenter encore une fois de relancer les négociations sur la paix en Syrie qui se sont récemment heurtées, sur le terrain, à des violations de la trêve et au blocage de l’aide humanitaire.

Trois objectifs selon la diplomatie américain pour stopper cette guerre dévastatrice: «consolider la cessation des hostilités (…) garantir un accès humanitaire dans tout le pays et accélérer la transition politique».

La feuille de route des négociateurs prévoit la mise en place au 1er août d’un organe syrien de transition politique prévu par une résolution de l’ONU, mais, comme toujours, c’est encore sur la transition politique que les discussions achoppent, même si de plus en plus de puissances occidentales se sont résignés à ce que le rétablissement de la paix ait préséance sur le désir de se débarrasser du président syrien.

Hier, lors d’un briefing du Département d’État, un haut-fonctionnaire a précisé qu’il s’agit plutôt de tenter, plus réalistement, de s’entendre sur le cadre de la transition, renonçant implicitement à ce qu’un «organe» de transition puisse être mis en place au 1er aaût..

Quant à l’opposition syrienne, elle ne peut toujours pas concevoir un avenir dont ferait partie Bachar El Assad, même «temporairement». Pour elle, pas question d’une transition qui ne soit pas précédée du départ d’Assad.

Mais le ministre Dion, lui, s’est déjà montré dans le passé sur la même longueur d’ondes que le secrétaire d’État américain John Kerry pour qui la participation d’Assad au processus de transition pourrait être un mal nécessaire.

Le Canada est d’avis qu’un règlement politique négocié est la seule option pour mettre fin à la guerre en Syrie. L’entente de cessation des hostilités dans l’ensemble de ce pays doit également être respectée. Le Canada étant maintenant à la table, il pourra joindre sa voix à celle des autres pour discuter de l’un des enjeux de sécurité mondiale et d’aide humanitaire les plus importants de notre époque, affirme le communiqué d’Affaires mondiales Canada.

En réponse aux crises en Syrie et en Irak, le Canada versera plus de 1,6 milliard $ au cours des trois prochaines années pour mettre en œuvre son approche globale et intégrée en matière de sécurité, de stabilisation, d’aide humanitaire et d’aide au développement, en plus de renforcer son engagement diplomatique.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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