15h52 (HNE) Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de mardi contre le marché de Noël à Strasbourg, a été tué par la police jeudi soir dans le quartier Neudorf, a-t-on appris de source proche du dossier.

16h57 (HNE) Le groupe armé État islamique revendique l’attentat de Strasbourg via l’agence Amaq et qualifie son auteur, Cherif Chekatt, de “soldat de l’Etat Islamique”

En Syrie et en Irak: des soldats américains et canadiens au côté des kurdes sur le front

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Le 3rd Special Forces Group des forces spéciales américaines (Archives/DoD)
Le 3rd Special Forces Group des forces spéciales américaines (Photo d’illustration/Archives/DoD)

Des forces américaines déployées en Syrie sont présentes sur le front au côté des combattants kurdes qui mènent une offensive en Syrie dans la province de Raqa contre l’EI, selon des commandants kurdes et un correspondant de l’AFP sur place, alors que les forces spéciales canadiennes pour leur part sont sur les lignes de front de la nouvelle offensive en Irak pour reprendre à l’EI les villages à l’est de Mossoul.

Les militaires américains se trouvaient mercredi dans le village de Fatsa dans le nord de la province de Raqa après sa reprise à l’EI, au second jour de l’assaut lancé par les forces kurdes et arabes contre l’organisation djihadiste.

Un photographe de l’AFP a vu une vingtaine de soldats américains dans ce village situé à 55 km au nord de la ville de Raqa, principal fief de l’EI en Syrie et il les a entendus communiquer entre eux en anglais.

Des commandants des Forces démocratiques syriennes (FDS) formées principalement de combattants kurdes, ont confirmé la présence des soldats américains.

« Les forces américaines participent à cette opération au côté des FDS », a déclaré à l’AFP le commandant Hawkar Kobané devant une maison partiellement détruite dans le village.

« Sur le toit de cette maison, les militaires américains utilisent des missiles TOW pour tirer sur les voitures piégées auxquelles l’EI a recours pour attaquer les FDS », a-t-il ajouté.

Un combattant des FDS ayant requis l’anonymat a assuré à l’AFP qu’il s’agissait de membres des « forces d’opérations spéciales américaines », qui assurent aux alliés des États-Unis un soutien en formation et entraînement. « C’est pour cela que vous ne pouvez pas photographier toutes leurs opérations ».

Plusieurs militaires américains ont été vus par le correspondant de l’AFP monter sur le toit de la bâtisse en portant des missiles anti-chars.

« Les forces de la coalition américaine sont présentes sur toutes les positions sur le front (…) Les avions de la coalition nous aident à bombarder les positions de l’EI. Les forces sur place guident les avions », a dit Baraa al-Ghanem, un autre commandant des FDS.

Les militaires américains dans le village de Fatsa ont refusé de parler aux journalistes.

Certains d’entre eux ont pris place à bord de camions montés de mitrailleuses et d’autres ont accompagné une unité « antiterroriste » spéciale au sein des FDS pour une session d’entraînement dans un bâtiment.

Les forces kurdes sont soutenues par les frappes aériennes de la coalition internationale dirigée par les États-Unis dans leur offensive lancée mardi dans le nord de la province de Raqa, dans le nord-est de la Syrie en guerre.

Mais il n’est pas clair si les soldats américains déployés sur le terrain prennent part directement au combat ou s’ils agissent seulement en tant que conseillers et experts militaires, telle que leur mission a été définie par leur état-major.

Au Pentagone, le porte-parole Peter Cook a affirmé que les militaires américains en Syrie avaient une mission de « conseil et d’assistance » auprès des FDS, et pas une mission de combat.

« Ils ne mènent » pas ce combat contre le groupe État islamique, mais « ils soutiennent ceux qui (le) mènent », a-t-il dit. Ils « ne sont pas sur la ligne de front », a-t-il également affirmé.

Interrogé de son côté sur l’insigne des YPG (milices kurdes) arboré par certains de ces soldats américains, un autre porte-parole américain a expliqué qu’il pouvait s’agir d’un signe de solidarité avec les forces aidées.

« Les soldats des forces spéciales américaines portent souvent des insignes des forces qu’elles conseillent, en signe de partenariat », a tweeté le colonel Steve Warren, porte-parole américain de la coalition internationale à Bagdad.

Les États-Unis ont annoncé il y a quelques semaines le déploiement de quelque 250 militaires américains supplémentaires, pour compléter les rangs des dizaines de membres des forces spéciales déployés dans le nord syrien depuis des mois.

« Nous comptons profiter de la grande expérience des soldats américains pour lutter contre le terrorisme et reprendre les autres villages le plus vite possible avec le moins de victimes possible », a dit à Fatsa le commandant Kobané.

La guerre en Syrie a fait plus de 280.000 morts depuis mars 2011.

Les forces spéciales canadiennes en Irak

Pendant ce temps, des responsables militaires américains révélaient que les forces spéciales canadiennes sont sur les lignes de front de la nouvelle offensive en Irak pour reprendre à l’EI les villages à l’est de Mossoul, rapporte le National Post.

Des soldats de la coalition ont été vues avec les forces kurdes alors qu’ils se préparaient pour la bataille dimanche.

Quelque 5.500 soldats kurdes tentent de reconquérir les villages situés à environ 20 km à l’est de Mossoul. De violents combats ont eu lieu dimanche.

Des membres du Régiment d’opérations spéciales(Canadian Special Operations Regiment) de la BFC Petawawa sont actuellement dans le nord de l’Irak pour former et conseiller les Kurdes.

Un correspondant de l’agence britannique Reuters rapporte avoir vu des soldats de la coalition charger des véhicules blindés à l’extérieur du village de Hassan Shami, à quelques kilomètres à l’est de la ligne de front de l’offensive en cours. Les soldats parlaient anglais et leur uniforme, pour certains d’entre eux, arborait la feuille d’érable.

Même si le Canada refuse de qualifier la mission des forces spéciales canadiennes de « mission de combat », insistant sur leur rôle de conseil et d’assistance, les militaires canadiens guident également les frappes aériennes et, notait plus tôt cette année le chef d’état-major de la Défense, le général Jonatan Vance, les forces spéciales canadiennes peuvent être attaqués par les djihadistes, répliquer à l’attaque… et être blessés ou tués dans les combats.

Comme cela est arrivé en mars 2015, quand le sergent Andrew Doiron a été tué en Irak dans un incident de tir ami, au moment où des membres des Forces d’opérations spéciales ont été pris pour cible par erreur par les forces de sécurité kurdes à la suite de leur retour à un poste d’observation derrière les lignes de front.

Et ce n’est pas la première fois cette semaine que les forces spéciales canadiennes sont impliquées dans une offensive kurde. En décembre 2015, lors d’une attaque de grande ampleur des djihadistes du groupe armé État islamique, les forces spéciales canadiennes se sont retrouvés à prendre part à une contre-offensive majeure.

« Les attaquants ont été en mesure de s’infiltrer brièvement dans les positions défensives des FSK [forces de sécurité kurdes]. Nos forces ont alors conseillé les FSK et les ont aidées à lancer une contre-attaque et à rétablir leurs lignes défensives […] Ces actions mettent en valeur les contributions précieuses qu’ont apportées nos forces aux FSK et à la lutte contre l’EI », avait alors indiqué le major-général Charles Lamarre, Directeur d’état-major à l’État-major interarmées stratégique, et

« Tous les Canadiens peuvent tirer fierté du professionnalisme de nos membres et des efforts de la coalition », avait pour sa part déclaré en décembre le ministre canadien de la Défense Harjit Sajjan peu après l’événement.

*Avec AFP

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