15h52 (HNE) Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de mardi contre le marché de Noël à Strasbourg, a été tué par la police jeudi soir dans le quartier Neudorf, a-t-on appris de source proche du dossier.

16h57 (HNE) Le groupe armé État islamique revendique l’attentat de Strasbourg via l’agence Amaq et qualifie son auteur, Cherif Chekatt, de “soldat de l’Etat Islamique”

Yémen: Al-Qaïda se retire de deux villes du sud (tribus)

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Les forces loyalistes à Lahj, dans le sud du Yémen, pendant une offensive visant à chasser les combattants d'Al-Qaïda, le 24 avril 2016. (SALEH AL-OBEIDI/AFP)
Les forces loyalistes à Lahj, dans le sud du Yémen, pendant une offensive visant à chasser les combattants d’Al-Qaïda, le 24 avril 2016. (SALEH AL-OBEIDI/AFP)

Les combattants d’Al-Qaïda au Yémen ont commencé jeudi à se retirer de deux villes de la province méridionale d’Abyane, un fief du réseau djihadiste, à la suite d’une médiation tribale, ont indiqué à l’AFP des sources tribales.

Le retrait d’Al-Qaïda de Zinjibar, chef-lieu d’Abyane, et de la ville voisine Jaar a été décidé « sous la pression des habitants qui veulent éviter à leurs villes les destructions » qu’ont connues d’autres localités du Sud, a déclaré à l’AFP un dignitaire tribal, largement impliqué dans la médiation.

Les forces armées yéménites, soutenues par une coalition militaire arabe, ont lancé une vaste opération contre les djihadistes d’Al-Qaïda qui leur a permis de les chasser de quartiers d’Aden, la grande ville du sud, de Houta dans la province de Lahj et plus récemment de Moukalla, la capitale du Hadramout (sud-ouest), que le réseau extrémiste a administrée pendant un an.

« Des centaines de combattants d’Al-Qaïda ont commencé jeudi à remettre aux autorités provinciales des bâtiments publics qu’ils contrôlaient » à Zinjibar et à Jaar, a déclaré à l’AFP un autre médiateur tribal.

« Le retrait de ces combattants s’étalera sur une semaine à la condition qu’aucune opération militaire terrestre ou aérienne ne soit lancée contre eux », a-t-il ajouté.

Les jihadistes doivent se replier en direction de zones montagneuses séparant Abyane des provinces voisines de Chabwa et de Baida, ont indiqué les sources tribales, affirmant qu’ils partiraient avec leurs armes.

Al-Qaïda a demandé une « porte de sortie sûre » de Zinjibar et de Jaar, avait indiqué mercredi Nasser Hadi, le chef de la sécurité dans la province d’Abyane, affirmant que les jihadistes avaient « promis de retirer les mines et engins explosifs qu’ils ont posés dans les environs ».

Mais dans un communiqué publié mercredi, Al-Qaïda a menacé de viser les maisons des responsables et des militaires ayant pris part à l’offensive qui a chassé en avril ses combattants de Moukalla.

Réouverture de l’aéroport d’Aden, premier vol commercial de Yemenia

Par ailleurs, l’aéroport international d’Aden a été symboliquement rouvert jeudi avec l’arrivée d’un premier vol commercial de la compagnie Yemenia, après la réparation des dégâts subis par la guerre qui ravage le Yémen, a annoncé son directeur.

« L’aéroport d’Aden a accueilli aujourd’hui un vol de la Yemenia Airways venant d’Amman, marquant sa réouverture au trafic commercial », a déclaré à l’AFP Tarek Abdo.

Cette réouverture symbolique a été rendue possible après la réhabilitation des infrastructures de l’aéroport et l’amélioration des conditions de sécurité dans la grande ville portuaire du sud du Yémen, a-t-il ajouté.

L’aéroport, qui était fermé depuis le début 2015, avait été fortement endommagé par les combats durant l’offensive des rebelles chiites Houthis qui s’étaient emparés de vastes secteurs du pays et après l’intervention en mars 2015 d’une coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite en appui au pouvoir.

En juillet, l’aéroport avait pu accueillir, temporairement, des avions militaires acheminant des aides humanitaires.

Sa réouverture jeudi intervient après une campagne des forces loyalistes qui, aidées par la coalition arabe, ont réussi à chasser les groupes djihadistes, à l’origine de l’insécurité à Aden, déclarée capitale « provisoire » du Yémen.

La guerre au Yémen a fait quelque 6.400 morts, dont la moitié des civils, selon des estimations de l’ONU.

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