Yémen: suspension des négociations directes en l’absence de progrès

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L'envoyé spécial du CCG pour le Yémen Saleh Al-Qunaieer, le secrétaire général du CCG Abdullatif al-Zayani, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et l'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen Ismail Ould Cheikh Ahmed le 14 juin 2015 dans les bureaux de l'ONU à Genève. (Fabrice Coffrini/AFP)
L’envoyé spécial du CCG pour le Yémen Saleh Al-Qunaieer, le secrétaire général du CCG Abdullatif al-Zayani, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et l’envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen Ismail Ould Cheikh Ahmed le 14 juin 2015 dans les bureaux de l’ONU à Genève. (Fabrice Coffrini/AFP)

Les parties en conflit au Yémen réunies à Koweït n’ont pas progressé dans leurs négociations directes, qui seront provisoirement suspendues, a annoncé samedi un membre de la délégation gouvernementale.

De difficiles pourparlers de paix, entamés le 21 avril sous l’égide de l’ONU, rassemblent des représentants du gouvernement d’une part, et ceux des rebelles chiites Houthis et leurs alliés de l’autre, pour tenter de mettre fin à la guerre qui ravage le Yémen depuis plus d’un an.

Après deux séances improductives samedi, « les pourparlers directs sont suspendus » et le médiateur de l’ONU Ismaïl Ould Cheikh Ahmed doit mener des consultations séparées pour renouer le dialogue, a déclaré le responsable gouvernemental, accusant les Houthis d’en être responsables.

Les rebelles « sont revenus sur leur engagement » de discuter des questions de fond dans le cadre de trois équipes de travail conjointes formées sous l’égide de l’ONU, a-t-il dit.

Ces équipes sont chargées d’examiner les moyens de résoudre des questions d’ordre politique, de sécurité ainsi que la libération des détenus et des prisonniers, conformément à la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l’ONU. Celle-ci ordonne aux rebelles de se retirer des territoires conquis depuis 2014 et la remise des armes lourdes dont ils s’étaient emparés.

Mais les rebelles exigent « au préalable de s’entendre sur la mise en place d’une instance exécutive de transition », a indiqué le responsable.

Les rebelles ont expliqué que le travail des trois équipes conjointes « ne pourra progresser qu’après un accord sur la forme de l’Etat et du pouvoir de transition », a confirmé l’un de leurs délégués dans une déclaration mise en ligne sur leur site sabanews.

Sans cela, les négociations sont « une perte de temps », a ajouté ce délégué, indiquant que le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi est « un adversaire et il est inacceptable qu’il incarne l’Etat ».

Les protagonistes s’accusent mutuellement de ne pas respecter la trêve, constamment violée depuis son entrée en vigueur le 11 avril.

Le conflit au Yémen a fait depuis plus d’un an 6.400 morts, 30.500 blessés et 2,8 millions de déplacés dans ce pays pauvre de la péninsule arabique, selon des estimations de l’ONU.

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