Des hélicoptères d’attaque américains contre l’EI

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L'hélicoptère Apache est un hélicoptère d'attaque tous temps développé pendant la guerre froide afin de stopper les colonnes de chars d'assaut du pacte de Varsovie en cas de conflit en Europe. Tous les appareils sont produits dans l'usine Boeing de Mesa dans l'Arizona. (Sgt. Daniel Johnson/U.S. Army)
L’hélicoptère Apache est un hélicoptère d’attaque tous temps développé pendant la guerre froide afin de stopper les colonnes de chars d’assaut du pacte de Varsovie en cas de conflit en Europe. Tous les appareils sont produits dans l’usine Boeing de Mesa dans l’Arizona. (Sgt. Daniel Johnson/U.S. Army)

Les États-Unis ont annoncé avoir pour la première fois engagé leurs hélicoptères d’attaque Apache contre le groupe État islamique en Irak, progressant d’un cran dans leur engagement militaire contre les djihadistes.

La première frappe des hélicoptères, qui a eu lieu dimanche dans la vallée du Tigre, a été «approuvée» par le gouvernement irakien, a indiqué un porte-parole du Pentagone, Christopher Sherwood.

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter proposait depuis début décembre au gouvernement irakien d’engager contre l’EI les quelques hélicoptères d’attaque Apache déployés sur place pour assurer la protection des troupes américaines qui forment les militaires irakiens.

Mais le gouvernement irakien n’avait jamais donné suite jusqu’à maintenant.

Selon les responsables américains, la réticence du gouvernement Abadi s’expliquait par sa volonté de ménager les milices chiites, qui refusent tout retour des troupes américaines dans les combats terrestres en Irak.

La première frappe des Apaches a eu lieu pour soutenir une opération de l’armée irakienne près de al-Qayyarah, à environ 60 kilomètres au sud de la grande ville Mossoul sur le Tigre.

Reprendre Mossoul, la deuxième ville irakienne, au groupe État islamique est le grand objectif militaire de la coalition contre les djihadistes en Irak.

Les forces irakiennes ont lancé fin mars la première phase de l’opération pour reconquérir la ville.

Dimanche, elles avançaient vers al-Qayyarah, ravivant une opération qui avançait lentement depuis plusieurs semaines.

Selon le porte-parole, la frappe a permis de détruire «un véhicule piégé» de l’EI. Les véhicules bourrés d’explosifs conduits par des kamikazes sont une arme redoutable des djihadistes.

«Tous les hélicoptères sont retournés à leur base sans incident», selon le porte-parole.

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