Face aux militaires, Obama défend l’approche diplomatique en Syrie

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Le président américain Barack Obama à la cérémonie de remise des diplômes de la US Air Force Academy, Promotion 2016, au Falcon Stadium à Colorado Springs le 2 juin 2016. (Mike Kaplan/US Air Force)
Le président américain Barack Obama à la cérémonie de remise des diplômes de la US Air Force Academy, Promotion 2016, au Falcon Stadium à Colorado Springs le 2 juin 2016. (Mike Kaplan/US Air Force)

Le président américain Barack Obama a défendu jeudi son approche controversée sur le conflit syrien, mettant en garde contre le risque pour les États-Unis de se laisser entraîner dans une nouvelle guerre civile au Moyen-Orient.

« Les propositions sur une implication militaire américaine plus forte dans un conflit tel que la guerre civile en Syrie doivent être (…) examinées avec rigueur en prenant honnêtement en compte les risques qu’elles comportent », a-t-il lancé devant l’Académie militaire de l’US Air Force, à Colorado Springs, dans le Colorado (ouest).

« Quelle serait son impact sur le conflit ? Quelle serait l’étape suivante ? » a poursuivi le président américain qui a affirmé à plusieurs reprises que ce serait un erreur d’envoyer des troupes au sol en Syrie, que ce soit pour renverser le régime de Bachar al-Assad ou combattre les militants du groupe État islamique.

« La seule réelle solution au conflit syrien est une solution politique », a-t-il martelé, appelant une nouvelle fois au départ du « dictateur Assad » mais soulignant que cela demandait des efforts diplomatiques et non « des soldats américaines entraînés au milieu d’une autre guerre civile au Moyen- Orient ».

Face au désastre humanitaire provoqué par le conflit qui a fait 280.000 morts depuis plus de cinq ans et jeté hors de leurs foyers des millions de personnes, le Conseil de sécurité de l’ONU doit tenir vendredi une réunion d’urgence axée sur les aides.

« Notre politique étrangère doit être forte, mais elle doit aussi être intelligente », a encore lancé M. Obama devant les élèves de cette prestigieuse école militaire américaine, défendant une nouvelle fois sa décision, à l’été 2013, de ne pas ordonner de frappes contre la Syrie après l’utilisation d’armes chimiques par le régime de Damas.

« Parce que nous avons choisi la voie diplomatique, soutenue par la menace de la force, nous avons accompli beaucoup plus que ce que des frappes militaires auraient pu faire », a-t-il assuré, évoquant la destruction des armes chimiques syriennes.

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