Farc: la Colombie vise un cessez-le-feu définitif cette semaine

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L'écusson d'un Farc près de Montealagre, en Colombie (Archives/Luis Robayo/AFP)
L’écusson d’un Farc près de Montealagre, en Colombie (Archives/Luis Robayo/AFP)

Le président colombien Juan Manuel Santos a demandé mardi un « effort » aux négociateurs de paix à Cuba pour s’accorder dès cette semaine sur un cessez-le-feu définitif avec la guérilla des Farc, un « pas fondamental » selon lui pour parvenir à la paix.

« Je prie Dieu de nous donner cette force pour conclure ces accords, cette semaine j’espère, car nous sommes sur le point d’y arriver. Si les négociateurs font un dernier effort pour conclure sur ce point définitif, le cessez-le-feu et la fin des hostilités, alors nous aurons franchi un pas fondamental vers la paix », a déclaré le chef de l’Etat à Bogota.

Le dirigeant a indiqué s’être réuni lundi avec les négociateurs de La Havane, qui repartaient mardi pour Cuba. « Je leur ai donné des instructions très précises: essayer de conclure sur la question de la fin du conflit, du cessez-le-feu bilatéral, de la fin des hostilités ».

M. Santos a estimé que le dialogue de paix entamé en 2012 entre gouvernement colombien et Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) pourrait parvenir enfin à sa conclusion le 20 juillet.

Selon lui, l’exécutif et la guérilla ont prévu de se réunir à cette date – fête nationale en Colombie – à l’issue du cycle de négociations qui démarre mercredi et se terminera le 6 juillet.

Les deux parties doivent encore régler plusieurs questions épineuses, comme le cessez-le-feu définitif et bilatéral (la guérilla observant depuis juillet 2015 une trêve unilatérale) ou encore le désarmement des rebelles.

Elles ont réussi récemment à s’entendre sur le blindage juridique de l’accord final de paix et sur l’abandon du recrutement de mineurs par la guérilla.

L’an dernier, Juan Manuel Santos et Timoleon Jiménez (Timochenko), chef suprême des Farc, s’étaient engagés à La Havane à signer un accord définitif de paix le 23 mars 2016. Ils n’ont pas réussi à tenir ce délai ni promettre une autre date.

Depuis plus d’un demi-siècle, le complexe conflit colombien, le plus ancien d’Amérique latine, a impliqué guérillas d’extrême gauche, milices paramilitaires d’extrême droite et forces armées, sur fond de violences des trafiquants de drogue ayant fait au moins 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,8 millions de déplacés.

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