La France opte pour le tout Rafale contre l’EI

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Photo fournie le 8 septembre 2015 par le service de presse de l'armée d'un Rafale au décollage d'une base dans le Golfe pour une mission de reconnaissance en Syrie. (ECPAD/AFP/Archives)
Photo fournie le 8 septembre 2015 par le service de presse de l’armée d’un Rafale au décollage d’une base dans le Golfe pour une mission de reconnaissance en Syrie. (ECPAD/AFP/Archives)

La France n’engagera plus que des avions de chasse Rafale contre le groupe État islamique en Irak et en Syrie, après le retrait cet été de ses Mirage 2000 déployés en Jordanie, a annoncé jeudi l’état-major des armées françaises.

D’ici à octobre, 12 Rafale seront basés au Moyen-Orient – en Jordanie et aux Émirats arabes unis – contre six actuellement dans les seuls Émirats, a déclaré à la presse le porte-parole de l’état-major, le colonel Gilles Jaron.

« Il fallait faire en sorte que le soutien logistique soit rationalisé » sur un même théâtre, a expliqué l’officier, soulignant qu’il est « compliqué de soutenir des flottes d’avions différents ».

Les huit Mirage 2000 basés en Jordanie seront parallèlement retirés.

Dans le même temps, les quatre Rafale présents dans le Sahel seront remplacés par des Mirage 2000D, basés à N’Djamena ou Niamey.

Outre ces 16 appareils, quatre Mirage 2000-5 seront déployés pour quatre mois en Lituanie à partir du 31 août dans le cadre des mesures mises en oeuvre par l’Otan en faveur des Etats baltes face à la Russie.

Le Rafale, appareil polyvalent de dernière génération, emporte plus d’armements et de moyens de reconnaissance que le Mirage 2000, en service depuis les années 80.

Il est aussi bimoteur, ce qui limite le risque pour les pilotes en cas de problème technique.

Les Mirage 2000, beaucoup plus proches du théâtre syro-irakien, ont toutefois été très engagés depuis novembre 2014 dans les opérations contre l’EI.

Sans cette pause, « on aurait des pertes de compétences au niveau des Mirage 2000 » – moins nombreux que les Rafale – car « nos équipages qualifiés volent beaucoup et on n’arrive plus à faire voler nos jeunes en métropole », a expliqué le porte-parole de l’armée de l’Air, le colonel Olivier Celo.

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