La Russie veut créer un système de défense antiaérienne avec d’autres ex-républiques soviétiques

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Réunion à Erevan en juin 2016 des pays membres de l'Organisation du traité de sécurité collective (ODKB)(Anna Isakova/Service de presse de la Douma de la Fédération de Russie)
Réunion à Erevan en juin 2016 des pays membres de l’Organisation du traité de sécurité collective (ODKB)(Anna Isakova/Service de presse de la Douma de la Fédération de Russie)

La Russie, opposée au bouclier antimissiles américain, souhaite mettre en place un système de défense antiaérienne commun aux ex-républiques soviétiques membres de l’Organisation du traité de sécurité collective (ODKB), a annoncé mercredi son secrétaire général.

« La fusion de nos systèmes de défense antiaérienne ouvre la voie à la création d’une défense antiaérienne commune sur le territoire de l’Organisation du traité de sécurité collective », dont font partie la Russie, l’Arménie, le Bélarus, le Kazakhstan, le Tadjikistan et le Kirghizstan, a déclaré ce responsable, Nikolaï Bordiouza.

Un accord en vue de fusionner les systèmes de défense antiaérienne russe et arménien est « en train d’être examiné pour ratification », a précisé le secrétaire général au cours d’une conférence de presse à Erevan, rappelant que Moscou a déjà conclu un tel accord avec Minsk [Bélarus] et Astana [Kazakhstan].

« Créer ces systèmes régionaux est la première étape. La deuxième étape, c’est de réunir les activités de ces systèmes sous un (même) programme et des règles communes, afin de créer un système de défense antiaérienne pour tous les membres de l’ODKB », a-t-il dit, selon l’agence de presse TASS.

L’annonce de ce projet de système de défense intervient dans le contexte du récent déploiement en Roumanie et en Pologne du bouclier antimissiles américain auquel la Russie est opposée.

Mi-mai, Vladimir Poutine avait ainsi annoncé que son pays prendrait des mesures pour faire face aux « menaces » issues du déploiement d’éléments de ce dispositif.

Depuis l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou et le début d’une rébellion séparatiste dans l’est de l’Ukraine, que les Occidentaux accusent la Russie de soutenir, l’Otan a déployé des moyens militaires sur le flanc est de l’Europe afin d’apaiser les craintes de certains pays concernant une éventuelle agression russe.

La Russie, qui y voit un empiètement sur sa sphère d’influence, s’est insurgée à plusieurs reprises contre le renforcement de l’Alliance dans cette zone.

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