La Syrie autorise des convois d’aide humanitaire dans 12 zones assiégées

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Un premier convoi d'aide humanitaire se prépare à entrer mercredi dans la ville rebelle assiégée de Mouadamiyat al-Cham près de Damas, le 17 février 2016. (AFP/LOUAI BESHARA)
Un premier convoi d’aide humanitaire se préparait tentait d’entrer le 17 février 2016 dans la ville rebelle assiégée de Mouadamiyat al-Cham près de Damas. (Photo d’illustration/Archives/AFP/LOUAI BESHARA)

La Syrie a autorisé l’acheminement d’aide humanitaire par convois terrestres dans 12 zones assiégées au cours du mois juin, ont annoncé les Nations unies vendredi.

Le régime de Damas a aussi donné son feu vert à un acheminement d’aide limitée dans trois autres zones. Il a en revanche refusé cet accès à l’aide dans deux autres zones, a précisé le bureau des opérations humanitaires de l’ONU.

Près de 600.000 personnes, selon l’ONU, vivent en Syrie dans 19 zones ou localités encerclées par les belligérants, principalement par les troupes du régime, et près de quatre millions dans des zones difficiles d’accès. Nombre d’entre eux souffrent de malnutrition.

La France, qui préside le Conseil de sécurité au mois de juin, avait exhorté quelques heures auparavant la Russie à faire pression sur son allié syrien pour faciliter l’accès de l’aide humanitaire par voie terrestre, qui est la manière la plus efficace de fournir de l’aide selon l’ONU.

Des diplomates ont aussi rapporté vendredi que l’ONU allait demander dimanche un feu vert de la Syrie pour pouvoir acheminer aussi de l’aide par largages aériens.

Les grandes puissances avaient convenu le mois dernier que si l’aide humanitaire continuait à être bloquée, l’ONU commencerait des largages par voie aérienne à partir du 1er juin.

Mais l’envoyé spécial adjoint de l’ONU pour la Syrie, Ramzy Ezzeldin Ramzy, a expliqué jeudi à Genève que les largages d’aides n’étaient pas « imminents » vu la complexité de l’opération et la nécessité d’avoir le feu vert du régime.

« Il devrait y avoir des largages d’aide là où l’accès par voie terrestre est refusé », a estimé vendredi l’ambassadeur britannique à l’ONU Matthew Rycroft.

La guerre a fait 280.000 morts en Syrie depuis mars 2011 et jeté hors de leurs foyers plus de la moitié de sa population.

Le processus de paix est à l’agonie depuis la démission dimanche du négociateur en chef de l’opposition syrienne Mohammed Allouche, qui avait dénoncé la poursuite des bombardements du régime et « l’incapacité de la communauté internationale à faire appliquer ses résolutions, notamment en ce qui concerne l’aspect humanitaire ».

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