Le Canada souligne la Journée mondiale des réfugiés

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Alors que l’ONU appelait lundi la communauté internationale à agir collectivement et dans un esprit de solidarité face aux dizaines de millions de personnes déracinées dans le monde, le Canada a souligné la Journée mondiale des réfugiés célébrée chaque année 20 juin, le premier ministre Trudeau réaffirmant la volonté de son gouvernement « d’aider les plus vulnérables ».

John McCallum, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien et ministre responsable du multiculturalisme, et Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie, ont aussi joint leur voix à celle du premier ministre.

«Pendant que nous vaquons à nos occupations aujourd’hui, nous, Canadiens, devrions nous arrêter un moment pour penser aux personnes dans le monde dont les difficultés quotidiennes sont infiniment plus grandes », ont appelé les trois ministres dans leur déclaration commune.

«À ce jour, un nombre sans précédent de 65 millions de réfugiés dont plus de la moitié ont moins de 18 ans ont été contraints de quitter leur foyer. En moyenne, un réfugié passera 17 années de sa vie en exil », ont-ils souligné.

«Il est facile d’oublier que les personnes qui fuient les crises et le danger sont en grande partie nos semblables et ce même si nous ne partageons pas les mêmes préoccupations. La plupart des réfugiés menaient une vie ordinaire avant de traverser d’atroces épreuves. Ce qu’ils recherchent maintenant désespérément, c’est le retour à ce qu’ils connaissaient avant: avoir une maison, un emploi, des relations chaleureuses avec des amis et leur famille, ainsi que l’accès à l’éducation pour leurs enfants », poursuivent les trois ministre dont le parti, fait exceptionnel, compte au quatre anciens réfugiés dans les rangs de sa députation

« Au cours de la dernière année, notre pays a aussi accueilli des réfugiés par dizaines de milliers », rappellent les ministres canadiens, ajoutant que, maintenant, « Tandis que nous continuons d’accueillir ces personnes dans notre pays, nous avons maintenant une responsabilité additionnelle: veiller à ce que leur transition dans leur nouveau pays soit un succès ».

« Le Canada continuera de soutenir les millions de réfugiés à l’étranger et à en accueillir des milliers d’autres dans leur nouveau pays. La compassion, l’ouverture et la diversité : c’est ce qui caractérise le Canada. Ce sont aussi les valeurs que nous célébrons en cette Journée mondiale des réfugiés. », affirment en conclusion les ministres McCallum, Joly et Bibeau.

Dans le monde, une situation sans précédent

Pendant ce temps à l’ONU, « Les déplacements forcés ont atteint des niveaux sans précédent « , déclarait le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans un message rendu public pour la Journée.

Selon le rapport statistique annuel du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) sur les Tendances mondiales, pour la première fois dans l’histoire, le seuil des 60 millions de déplacements forcés a été franchi: environ 65,3 millions de personnes étaient déracinées à la fin 2015, par rapport à 59,5 millions en 2014.

Et, pour compliquer les choses encore davantage, les déplacements, de plus en plus dangereux, se déroulent sur fond de montée de la xénophobie: « Des niveaux inquiétants de xénophobie et d’hostilité dans la rhétorique politique sur les questions d’asile et de migration font peser une menace sur les accords internationaux qui protègent les personnes forcées à fuir la guerre ou la persécution », déplore de son côté le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi, dans une déclaration de presse rendu publique pour la Journée.

Et ce qui est le plus triste, plusieurs des ces déracinés sont des enfants, un grand nombre d’entre eux séparés de leurs parents ou voyageant seuls. L’Occident est devenu parano au point d’être effrayé par des gamins qui implorent notre aide…

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