L’EI revendique l’exécution de cinq journalistes citoyens en Syrie

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Des membres d'une brigade islamiste en Syrie le 25 février 2013 à Deir Ezzor, dans l'est (Photo: Archives/Zac Baillie/AFP)
Des membres d’une brigade islamiste en Syrie le 25 février 2013 à Deir Ezzor, dans l’est (Photo d’illustration/Archives/Zac Baillie/AFP)

Le groupe ultraradical État islamique (EI) a publié dimanche une vidéo montrant l’exécution de cinq journalistes citoyens syriens kidnappés par les djihadistes il y a huit mois dans l’est de la Syrie en guerre.

Les victimes visibles dans cette vidéo publiée par la radio de l’EI al Bayan étaient toutes originaires de Deir Ezzor, une ville orientale contrôlée à 60% par le groupe djihadiste.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ONG qui se base sur large réseau de sources à travers la Syrie pour donner des informations et les bilans de morts du conflit depuis 2011, a affirmé à l’AFP que parmi les victimes figurait un journaliste citoyen collaborant avec lui.

Kidnappés à Deir Ezzor (est) en octobre dernier, ces journalistes citoyens ont été exécutés entre novembre et décembre d’après l’OSDH.

« La vidéo n’a été publiée que maintenant car l’EI, qui est en train de perdre du terrain en Syrie, veut envoyer un message qu’il est encore fort », a expliqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH.

Le groupe radical est sous pression en Syrie avec une offensive de forces appuyées par les États-Unis contre Minbej, un de ses fiefs dans le nord syrien.

L’EI a déjà revendiqué dans le passé l’exécution de plusieurs militants ou journalistes citoyens travaillant secrètement dans les zones sous son contrôle en Syrie, les accusant d’être des « espions ».

Le groupe a même revendiqué des meurtres de militants en Turquie voisine. Fin octobre, deux jeunes militants syriens avaient été découverts morts dans la ville de Sanliurfa, dans le sud-est du pays, des meurtres revendiqués par l’EI quelques jours plus tard.

Fin décembre, le réalisateur et opposant syrien ouvertement hostile à l’EI Naji Jerf avait été assassiné en plein coeur de Gaziantep (sud).

Et en avril, le journaliste Mohammed Zaher al-Shurqat est décédé de graves blessures reçues par balles en Turquie, un meurtre également revendiqué par le groupe djihadiste.

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