Ottawa: le bilan provisoire des dépenses relatives à l’accueil des réfugiés Syriens

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Un premier groupe de 163 réfugiés syriens est arrivé à l'aéroport de Toronto où s'est posé dans la nuit de jeudi à vendredi l'avion militaire qui les acheminait. (Compte Twitter/@HAMAYOZ)
Le 11 décembre 2015, un premier groupe de 163 réfugiés syriens est arrivé à l’aéroport de Toronto où s’est posé l’avion militaire qui les acheminait. (Compte Twitter/@HAMAYOZ)

Le gouvernement canadien a publié aujourd’hui sur son site un bilan provisoire par phases et par ministère des dépenses relatives au programme d’accueil des réfugiés syriens. Les chiffres sont provisoires, en attendant l’achèvement des Comptes publics.

Des dépenses totales ( toutes les agences et ministères confondues) qui atteignent à ce jour 319,1 millions $, les dépenses encourues par la Défense nationale n’ont été que de 13,3 millions $, 4,16% du total des dépenses.

La Défense nationale a dépensé 6 millions $ pour l’aide qu’elle a apportée pendant la phase II de traitement à l’étranger. 800.000 $ à la phase III, le transport, et 6,5 millions $ pendant la phase IV, l’accueil au Canada.

À la phase II, les Forces armées canadiennes ont aidé à compléter le processus d’immigration à l’étranger, qui comprenait un examen médical complet, y compris le dépistage de maladies transmissibles, comme la tuberculose. À la phase III, le transport, les avions militaires ont été mis à contribution pour compléter le travail des avions nolisés privés.

Et, finalement, la phase IV, l’accueil, s’est tout simplement déroulés mieux encore que prévu.

On avait cru un temps que les Forces armées seraient en première ligne de l’opération, comme cela avait été le cas des réfugiées kosovars et, avant eux, des Vietnamiens, mais, finalement, le rôle des Forces armées canadiennes aura été plus limité que prévu, surtout qu’il s’agissait en grande partie au début de réfugiés parrainés qui ont été rapidement pris en charge par la communauté.

Nous reproduisons ici une partie du document dont vous pouvez trouver l’intégralité sur le site du gouvernement canadien:

Le gouvernement du Canada s’était engagé à réinstaller 25 000 réfugiés syriens d’ici la fin de février 2016.

À l’appui de cet effort, le gouvernement du Canada avait annoncé en novembre 2015 qu’il investirait un montant maximal de 678 millions de dollars sur six ans pour accélérer la réinstallation de réfugiés syriens et favoriser leur intégration. En outre, le gouvernement a versé 100 millions de dollars au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) pour offrir de l’aide humanitaire en Syrie et dans les pays voisins, y compris pour l’identification des réfugiés.

Le montant total représentait une estimation des coûts des travaux que le gouvernement du Canada et ses partenaires devaient réaliser pour respecter l’engagement et comprenait des fonds de prévoyance ainsi que des fonds destinés aux partenaires, comme la Croix‑Rouge canadienne et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le 27 février 2016, le gouvernement a respecté son engagement de faire venir 25 000 réfugiés syriens au Canada. Cependant, le travail important qu’est l’établissement est en cours, et se poursuivra pendant un certain nombre d’années.

Le tableau ci-après donne un aperçu des dépenses provisoires du gouvernement du Canada liées à cette initiative en 2015-2016. Il résume les coûts, par phase et par ministère ou organisme central du gouvernement fédéral. En 2015-2016, le gouvernement a dépensé 319 millions de dollars, soit environ 136 millions de moins que le montant prévu.

Les coûts inférieurs pour le transport et le traitement à l’étranger, ainsi que les fonds de prévoyance non utilisés et la non-activation des centres provisoires d’hébergement sur les bases des Forces armées canadiennes ont tous permis au gouvernement de réaliser l’initiative en deçà du budget prévu.

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Les chiffres sont provisoires, en attendant l’achèvement des Comptes publics.

Les coûts des partenaires ne comprennent ni les coûts du Régime d’avantages sociaux des employés ni les coûts d’hébergement. Ces derniers seront compris dans le rapport final des dépenses.

Presque 65 p. 100 des dépenses totales visaient les subventions et les contributions (32 p. 100 d’entre elles étant pour le HCR, 6 p. 100, pour l’OIM et 2 p. 100 pour la Croix‑Rouge. Les 35 p. 100 restants représentent des dépenses de fonctionnement, ce qui comprend les salaires, les frais de voyage et de logistique, et d’autres coûts de soutien ministériel.

Au cours des cinq prochaines années, le gouvernement du Canada continuera d’investir dans l’établissement de ces réfugiés syriens pour veiller à ce qu’ils s’intègrent à l’économie canadienne et à leur communauté, et à ce qu’ils y contribuent pleinement.

Le tableau ci-après fournit une ventilation détaillée des coûts par activité et par ministère ou par organisme.

Le financement pour l’accueil au Canada englobe les coûts liés à des activités comme celles relatives à la location et à la gestion des centres d’accueil à Toronto et à Montréal, au transport en autobus, aux nuitées à l’hôtel et aux vêtements d’hiver, et comprend les fonds octroyés aux fournisseurs de services du Programme d’aide à la réinstallation pour appuyer l’arrivée dans les communautés d’accueil. Il convient de noter que les centres d’accueil n’ont été établis que pour l’accueil des 25 000 premiers réfugiés étant donné le nombre important de personnes arrivant dans un délai très court.

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