«Soldats à temps partiel et blessures à temps plein», l’Ombudsman presse le ministre d’agir sans délai

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Le 3e rapport de l'Ombudsman de la Défense sur la Première Réserve, «Soldats à temps partiel et blessures à temps plein», presse le ministre d,agir sans tarder, au moins pour certaines des recommandations contenues dans le rapport. (Photo tirée de la page frontispice du rapport du Bureau de l'Ombudsman de la Défense)
Le 3e rapport de l’Ombudsman de la Défense sur la Première Réserve, «Soldats à temps partiel et blessures à temps plein», presse le ministre d,agir sans tarder, au moins pour certaines des recommandations contenues dans le rapport. (Photo tirée de la page frontispice du rapport du Bureau de l’Ombudsman de la Défense)

L’Ombudsman de la Défense du Canada, Gary Walbourne, a publié son troisième rapport sur la Première réserve du Canada intitulé « Soldats à temps partiel et blessures à temps plein », une étude systémique de la Première réserve du Canada et des traumatismes liés au stress opérationnel.

Depuis 2002, le Bureau se penche sur les traumatismes liés au stress opérationnel et sur la pertinence des soins de santé offerts aux membres des Forces armées canadiennes, rappelle d’entrée de jeu le communiqué qui accompagne la publication de ce troisième rapport.

Parce que différentes règles s’appliquent, le bureau de l’ombudsman de la Défense a examiné, cette fois, comment ces mêmes enjeux touchent la Force de réserve au Canada.

Fait en collaboration avec les Services de santé des Forces canadiennes, le premier rapport intitulé Faisabilité de mener des examens médicaux périodiques pour tous les membres de la Première réserve, analysait les examens médicaux périodiques. Nous avons constaté que les examens médicaux d’environ 6 000 membres ou de 30 % de la Force de réserve n’étaient pas valides.

Dans le deuxième rapport Examen systémique des options d’indemnisation pour les réservistes malades et blessés, l’Ombudsman démontrait que le processus de demande pour l’indemnisation de la Force de réserve était trop complexe et fondé sur des documents papier des années 1990.

Il signalait aussi que’aucun système de suivi ou de mesure du rendement n’est en place pour vérifier l’efficacité et l’efficience du processus d’indemnisation de la Force de réserve. En outre, nous avons constaté que les réservistes malades ou blessés connaissaient très mal les options qui leur étaient offertes.

Dans ce rapport final, l’Ombudsman de la Défense déplore maintenant plusieurs lacunes en matière de clarté, de diffusion de l’information et de suivi.

Le rapport indique:

  • Que les politiques concernant les droits des réservistes aux soins de santé et à l’accès à des examens médicaux périodiques ainsi que leur admissibilité à l’emploi dans la Réserve ne sont pas claires;
  • Que les droits aux soins offerts aux réservistes sont mal connus; et
  • Qu’il y a des lacunes dans les activités de suivi post-déploiement et le suivi général des réservistes.

L’Ombudsman recommande donc que le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes:

  • Expliquent et administrent mieux le droit et l’admissibilité des réservistes aux soins de santé, aux évaluations de santé périodiques et au futur emploi dans la Réserve;
  • Adoptent des étapes mesurables pour mieux faire connaître leurs droits à tous les réservistes, en particulier ceux qui pourraient être malades et blessés; et
  • Renforcent la responsabilité et la capacité de faire un suivi auprès des réservistes.

Gary Walbourne ne cache pas non plus être « préoccupé par les échéanciers établis pour améliorer le travail, la vie et le statut des réservistes », alors que, tout en disant soutenir les recommandations contenus dans le rapport, le ministre de la Défense évoque, dit l’Ombudsman, les défis administratifs et les échéanciers pour les mettre en œuvre et voudrait faire une étude encore plus approfondie et complète de la Première réserve dans le cadre de l’Examen de la politique de défense.

L’Ombudsman, pour sa part, maintient que certains changements recommandés dans le rapport « pourraient être mis en œuvre immédiatement afin d’obtenir des résultats positifs », concluant que « Ce qui peut être fait maintenant, doit être fait maintenant » et assurant que son bureau continuera « d’assurer le suivi de ces enjeux et de rendre compte », promettant de rendre publique toute correspondance à ce sujet entre lui le ministre ou ses fonctionnaires…

160614-Osi Rapport Fr 14juin

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