Syrie: Washington «préoccupé» par les bombardements russes contre des combattants soutenus par la coalition[

0
Un SU-35 de l'armée de l'air russe.(Wikipédia)
Un SU-35 de l’armée de l’air russe.(Photo d’illustration/Wikipédia)

Washington est « vivement préoccupé » par les bombardements russes contre des combattants soutenus par la coalition internationale menée par les États-Unis dans le sud de la Syrie, a fait savoir le Pentagone dans une vidéo-conférence samedi avec Moscou.

Les responsables du Pentagone « ont exprimé leurs vives préoccupations à propos de l’attaque contre des forces anti-État islamique soutenues par la coalition dans la garnison d’Al-Tanaf », à l’occasion d’une vidéo-conférence avec leurs homologues russes, a précisé dans un communiqué le département de la Défense.

« Cette vidéo-conférence s’est tenue pour discuter des raids aériens russes le 16 juin sur la garnison de Al-Tanaf à la frontière », a précisé Peter Cook, porte-parole du Pentagone, dans ce communiqué.

Le Pentagone a noté que les bombardements « ont continué à Al-Tanaf même après que les États-Unis ont essayé d’informer les forces russes par le biais de canaux de communication habituels que les forces anti-EI étaient soutenues par des frappes en cours de la coalition, ce qui a créé des inquiétudes sur la sécurité des forces américaines et de la coalition ».

Cependant, les États-Unis « ont insisté sur le fait que ces inquiétudes doivent trouver une réponse à travers les discussions diplomatiques en cours sur la cessation des hostilités », a précisé M. Cook.

« Les deux parties ont de nouveau convenu du besoin d’adhérer à des mesures destinées à améliorer la sécurité opérationnelle et à éviter les accidents ou incompréhensions dans l’espace aérien au-dessus de la Syrie », a conclu M. Cook.

Selon des sources américaines, l’aviation russe a bombardé jeudi des combattants anti-EI soutenus par le Pentagone dans la région d’Al-Tanaf, un poste-frontière entre la Syrie et l’Irak.

Les États-Unis et la Russie ont mis en place une ligne de communication pour échanger quotidiennement des informations sur leurs vols militaires et éviter tout incident entre eux dans le ciel de Syrie.

Mais cette ligne de communication « n’a pas été utilisée de manière professionnelle » dans ce cas-ci par les Russes, avait déploré vendredi le secrétaire à la Défense américain Ashton Carter.

Les commentaires sont fermés.