Un «combattant de l’EI» a tué un policier près de Paris

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L'assaillant qui avait tué de plusieurs coups de couteau lundi soir 13 juin 2016 un policier devant son domicile dans les Yvelines a été abattu par les policiers de l'unité d'élite du Raid  qui «sont rapidement arrivés sur les lieux». (AFP)
L’assaillant qui avait tué de plusieurs coups de couteau lundi soir 13 juin 2016 un policier devant son domicile dans les Yvelines a été abattu par les policiers de l’unité d’élite du Raid qui «sont rapidement arrivés sur les lieux». (AFP)

Un policier a été tué de plusieurs coups de couteau lundi soir devant son domicile dans les Yvelines, près de Paris, où son agresseur se réclamant du groupe État islamique, s’est retranché et où sa compagne a ensuite été retrouvée morte.

L’assaillant a été abattu par les policiers du Raid, qui ont retrouvé le fils du couple, âgé de trois ans, sain et sauf.

Un «combattant de l’État islamique» (EI) a tué un policier et sa compagne près de Paris, a indiqué lundi l’agence Amaq liée au groupe extrémiste, selon le centre américain de surveillance de sites djihadistes SITE.

Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête. Selon des sources concordantes, l’homme s’est revendiqué du groupe djihadiste État islamique durant les négociations avec le Raid. Des témoins ont rapporté aux enquêteurs qu’il aurait crié «Allah akbar» en attaquant le policier.

«Toute la lumière sera faite» sur «la nature exacte» de «ce drame abominable», a déclaré le président français François Hollande, qui «tiendra une réunion» mardi à 07h45 (05h45 GMT) à l’Elysée.

Ce drame intervient deux jours après la tuerie d’Orlando (États-Unis) qui a fait 49 morts et une cinquantaine de blessés dans un club gai, un acte perpétré par un Américain d’origine afghane qui s’est réclamé de l’EI. Ce groupe djihadiste a également revendiqué les attentats du 13 novembre, à Paris, qui ont fait 130 morts.

La France accueille depuis le 10 juin l’Euro de soccer sur fond de menace terroriste élevée.

Vers 21h00 lundi, un homme, dont l’identité était encore inconnue, a attaqué le commandant de police de 42 ans en civil, en poste aux Mureaux, dans un quartier pavillonnaire de Magnanville, dans les Yvelines à l’ouest de Paris.

Peu après, tous les habitants du quartier autour de la maison ont été évacués, avant qu’un dispositif policier conséquent n’empêche toutes les allées et venues, a constaté un journaliste de l’AFP.

Puis, les policiers de l’unité d’élite du Raid «sont rapidement arrivés sur les lieux. Des négociations étaient entamées et un plan d’assaut a été mis au point», a expliqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur Pierre-Henry Brandet.

«Négociations ne pouvant aboutir»

Après l’assaut du Raid, un hélicoptère de la sécurité civile s’est posé à quelques centaines de mètres, alors que plusieurs camions de pompiers et de l’aide médicale d’urgence sortaient du périmètre de sécurité.

«Les négociations ne pouvant aboutir, il a été décidé de donner l’assaut», a ajouté le porte-parole. De fortes détonations on retenti vers minuit dans ce quartier résidentiel.

«En y entrant les forces de l’ordre qui agissaient avec l’autorisation de légitime défense d’autrui ont trouvé le corps d’une femme» et «l’assaillant a été abattu», a rapporté le procureur de Versailles dans les Yvelines.

Cette femme, la compagne du commandant tué, était secrétaire administrative au commissariat de Mantes-la-Jolie, a-t-on appris de source policière.

Puis les policiers du Raid ont «sauvé» un petit garçon de trois ans «choqué mais indemne», qui a été pris en charge par les équipes médicales, selon le procureur.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a exprimé «son infinie tristesse» et a souligné «le grand professionnalisme» des policiers du Raid. Il se rendra mardi matin «aux commissariats des Mureaux et de Mantes-la-Jolie (ouest de Paris)» pour «témoigner la solidarité du gouvernement».

L’enquête a été confiée à la sous-direction antiterroriste (SDAT), à la police judiciaire de Versailles et à la Direction générale de la sécurité intérieure.

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