Yémen: l’armée américaine annonce une 9e frappe contre Al-Qaïda en 2016, 4 morts

0
Une photo prise le 3 mai 2016 montre une vue d'ensemble des rues avec des banderoles accrochées par des militants d'Al-Qaïda annonçant les ordres islamistes de rues, dans le port yéménite de Mukalla, dans la province Hadramawt 480 km (300 mi) à l'est de Aden.(AFP/STRINGER)
Une photo prise le 3 mai 2016 montre une vue d’ensemble des rues avec des banderoles accrochées par des militants d’Al-Qaïda annonçant les ordres islamistes de rues, dans le port yéménite de Mukalla, dans la province Hadramawt 480 km (300 mi) à l’est de Aden.(AFP/STRINGER)

Les États-Unis ont procédé le 19 mai à leur neuvième frappe aérienne contre Al-Qaïda au Yémen depuis le début de l’année, tuant quatre membres présumés de l’organisation extrémiste, a-t-on appris vendredi de source militaire américaine.

La frappe a eu lieu dans la province de Shabwa, dans le centre-est du pays, selon un communiqué du Centcom, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient.

Elle porte à 9 le nombre de frappes aériennes américaines depuis le début de l’année contre Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), selon le Centcom.

Ces frappes ont tué au total 81 combattants présumés de l’organisation, selon la même source. Le 22 mars, un bombardement contre un camp d’entraînement avait notamment tué 56 militants, selon la dernière estimation du Centcom.

Les États-Unis considèrent Aqpa comme la branche la plus dangereuse d’Al-Qaïda et depuis 2009 mènent régulièrement des frappes aériennes contre le groupe extrémiste au Yémen, la plupart du temps avec des drones.

Al-Qaïda a profité de la guerre civile opposant les rebelles Houthis aux forces gouvernementales yéménites pour élargir son influence dans le sud et le sud-est du pays.

Les militaires américains étaient présents au Yémen jusqu’en mars 2015, date à laquelle les dernières troupes avaient dû quitter le pays face à l’avancée de rebelles Houthis.

Un « très petit nombre » de soldats américains est toutefois revenu récemment sur le terrain dans la ville portuaire de Moukalla (sud-est), a confirmé début mai le Pentagone.

Ces soldats étaient là pour appuyer les forces yéménites et la coalition arabe qui les soutient à chasser Al-Qaïda de la région.

Aqpa « profite des troubles au Yémen pour se doter d’un refuge à partir duquel planifier de futures attaques contre nos alliés, ainsi que contre les Etats-Unis et leurs intérêts », a indiqué le Centcom dans son communiqué.

« Les États-Unis ne cèderont rien » dans leur mission de « dégrader et détruire Al-Qaïda et ses vestiges », ajoute le commandement américain.

Les commentaires sont fermés.