Accueil des réfugiés au Canada: après les Syriens, les Irakiens ?

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Un camp de réfugiés irakiens à quelques kilomètres de la frontière turque, le 25 janvier 2015 (Safin Hamed/AFP)
Un camp de réfugiés irakiens à quelques kilomètres de la frontière turque, le 25 janvier 2015 (Safin Hamed/AFP)

Cet automne, des fonctionnaires du gouvernement fédéral devraient se rendre dans le nord de l’Irak pour tenter de déterminer comment amener des centaines de personnes de là-bas au Canada en tant que réfugiées, rapporte aujourd’hui La Presse Canadienne.

Des groupes de parrainage privé et le gouvernement essaient depuis des mois de trouver un moyen pour sortir les réfugiés de cette région, mais ils ont été limités par le manque de ressources canadiennes sur le terrain.

Cette fois, des employés canadiens iront à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.

Hormis le parrainage privé, il y a peu de recours juridiques pour les gens qui voudraient fuir les conflits et immigrer au Canada en évoquant des motifs humanitaires – une bizarrerie autour de la définition de ce que sont les réfugiés et les personnes déplacées et de la politique de rétablissement datant de 1951, selon Borys Wrzesnewskyj, le député libéral qui préside le Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration de la Chambre des communes qui se penchera sur cette question cette semaine.

Un grand nombre de personnes ne correspond à ni l’une, ni l’autre des catégories. «Trouvons des moyens de fournir un cadre pour offrir un refuge à ces gens au Canada», a-t-il lancé.

La coordonnatrice des réfugiés de la section canadienne anglophone d’Amnistie internationale, Gloria Nafziger, citée elle aussi par La Presse Canadienne, accueille favorablement cette évaluation, bien qu’elle se dise perplexe par rapport à celle-ci.

« C’est bien que nous reconnaissions que plusieurs personnes déplacées dans leur pays sont dans des situations semblables aux réfugiés, mais ne peuvent pas pour plusieurs, plusieurs raisons franchir la frontière et bénéficier de protection», dit-elle, «Mais trouver une solution à cela ou examiner des solutions à cela lorsque nous n’avons pas pu trouver des solutions pour les réfugiés qui franchissent les frontières, est déconcertant pour moi».

Une proposition de la députée conservatrice Michelle Rempel, qui souhaitait accélérer les efforts pour accueillir les Yézidis, une minorité ethnique kurde, dont le traitement par le groupe armé État islamique a été qualifié de génocide par les Nations unies le mois dernier, est à l’origine de cette évaluation.

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