Colombie/Farc: 500 observateurs de l’ONU pour surveiller le processus de paix

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Le général argentin Javier Antonio Pérez Aquino, chef des Observateurs de la Mission de l'ONU en Colombie. (Twitter/@MindefArg)
Le général argentin Javier Antonio Pérez Aquino, chef des Observateurs de la Mission de l’ONU en Colombie. (Twitter/@MindefArg)

Près de 500 observateurs internationaux coordonnés par les Nations unies seront envoyés en Colombie pour vérifier le respect du cessez-le-feu et le dépôt des armes des Farc, quand l’accord de paix final sera signé, a indiqué mercredi le Congrès colombien.

Il y aura « 500 observateurs internationaux venant de plus de 15 pays qui vont garantir » la mise en place du cessez-le-feu et le désarmement des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), a annoncé le président du Sénat colombien, Mauricio Lizcano.

« 15% (des observateurs) sont européens et 85% latino-américains », a déclaré M. Lizcano après une réunion mercredi entre le chef de la Mission de l’ONU en Colombie, Jean Arnault, et la Commission pour la paix du Congrès colombien.

Le chef des Observateurs de la Mission de l’ONU en Colombie sera le général argentin Javier Antonio Pérez Aquino, qui compte 35 ans d’expérience militaire nationale et internationale à son actif, a indiqué l’ONU.

M. Pérez Aquino a participé, en tant qu’observateur militaire, à la Mission d’observation de l’ONU à la frontière entre l’Irak et le Koweït (Unikom) en 1993.

L’Argentine enverra quelque 100 observateurs, le Paraguay 85, le Chili 75, Cuba et l’Espagne en enverront chacun 30. Le Mexique, la Bolivie, le Guatemala, la Suisse et l’Allemagne n’ont pas encore annoncé combien ils comptaient en envoyer.

Le gouvernement colombien et les Farc mènent des discussions depuis fin 2012 à La Havane, pour mettre fin au complexe conflit colombien, qui a impliqué au fil des décennies guérillas d’extrême gauche, milices paramilitaires d’extrême droite et forces armées, sur fond de violences des narco-trafiquants.

Depuis plus d’un demi-siècle, ce conflit a fait au moins 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,8 millions de déplacés.

Après la signature le 23 juin par les deux parties d’un accord pour un cessez-le-feu définitif et le désarmement des rebelles, levant ainsi le dernier obstacle à la signature d’un accord final de paix, l’ONU avait envoyé un premier groupe d’observateurs à Bogota pour commencer la mission de surveillance et de vérification.

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