Le général Joe Dunford évoque à Bagdad des plans pour la reprise de Mossoul

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Des combattants peshmergas kurdes irakiens font feu avec un canon anti-char sur la ligne de front à l'est devant la ville de Mossoul. (AFP)
Des combattants peshmergas kurdes irakiens font feu avec un canon anti-char sur la ligne de front à l’est devant la ville de Mossoul en mai 2016. (AFP)

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a discuté dimanche à Bagdad avec le chef d’état-major inter-armées américain Joseph Dunford des plans pour la reprise de la ville de Mossoul au groupe djihadiste État islamique (EI).

Les États-Unis dirigent une coalition internationale qui mène des frappes aériennes sur les positions jihadistes en Irak et déploie des centaines de conseillers militaires dans ce pays qui forment et aident les forces gouvernementales.

M. Abadi et le général Dunford se sont entretenus de « la coopération bilatérale dans les domaines de la formation et de l’armement, du soutien de la coalition internationale à l’Irak (…) et des plans pour libérer Mossoul », a indiqué un communiqué du cabinet du Premier ministre.

Les forces armées mènent depuis des mois des opérations pour se rapprocher de Mossoul et préparer le terrain à une offensive pour reprendre cette ville du Nord conquise par l’EI en juin 20014 et considérée comme la capitale de facto du groupe jihadiste.

Mais selon des sources militaires, l’assaut ne devrait pas être donné de sitôt.

Mossoul est la dernière grande ville irakienne contrôlée par le groupe extrémiste sunnite. Sa reconquête s’annonce comme une opération complexe susceptible de provoquer une importante crise humanitaire en raison du nombre important d’habitants qui y sont bloqués.

L’EI s’est emparé en 2014 de larges pans du territoire au nord et à l’ouest de Bagdad mais a depuis perdu du terrain face aux forces irakiennes.

Des chefs de l’EI ont fui Mossoul avec leurs familles, selon un ministre irakien

Le ministre irakien de la Défense Khaled al-Obeidi a affirmé que des responsables du groupe djihadiste État islamique (EI) et leurs familles avaient vendu leurs biens et fui Mossoul, la deuxième ville d’Irak que l’armée cherche à reprendre.

Les forces armées mènent depuis des mois des opérations pour se rapprocher de Mossoul et préparer le terrain à une offensive pour reprendre cette ville du Nord conquise par l’EI en juin 20014 et considérée comme la capitale de facto du groupe djihadiste. Mais selon des sources militaires, l’assaut ne devrait pas être donné avant des mois.

« Un certain nombre de leaders de l’EI et leurs familles à Mossoul ont vendu leurs biens et se sont repliés vers la Syrie » dont la frontière est distante d’une centaine de km, a dit M. Obeidi dans une interview à la chaîne de télévision publique Iraqiya diffusée samedi soir.

Une partie d’entre eux ont également tenté de s’infiltrer dans la région autonome du Kurdistan irakien, située au nord de Mossoul, a-t-il précisé.

L’EI occupe de vastes régions dans le nord de la Syrie voisine, profitant de la guerre pour s’y implanter.

En 2014, le groupe djihadiste a pris le contrôle de larges pans du territoire au nord et à l’ouest de Bagdad mais a depuis reculé sur de nombreux fronts face aux forces irakiennes soutenues par une coalition internationale conduite par les Etats-Unis.

La reconquête de Mossoul, la dernière grande ville aux mains de l’EI en Irak, s’annonce comme une opération complexe qui pourrait déclencher une crise humanitaire en raison du nombre important d’habitants qui y sont bloqués.

Selon la Croix-Rouge internationale, près d’un million d’Irakiens supplémentaires risquent de fuir leur foyer dans le cadre de la guerre anti-EI en Irak, notamment à Mossoul.

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